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LA PETITE AME

Au fond du ravin jaune-soufre, C'est un gigantesque chaos D'arbres verdoyants, bas et hauts Toute une forêt dans un gouffre !

La lumière, comme enterrée, Devient pénombre en cet endroit, Le soleil y rôde, mais froid, Au milieu d'une horreur sacrée.

Tout a suspendu son langage, Oiseaux, insectes, frondaison; Soudain, rauque, s'élève un son Evoxîateur du marécage.

Un chant de grenouilles ! Je cherche.

Toujours, ici, là, m'attirant.

Son cri de ventriloque errant

Fuit l'arbre où je crois qu'elle perche.

La rainette à la fin trahie Par le tout proche de sa voix. Au fond du ravineux grand bois.

Se montre à ma vue ébahie.

Kn un recoin de petit chêne, Sur la feuille, collée à plat,

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