SCÈNE II
FLORINE , MADAME CANICHON , arrivant du fond arec le panier
d œufs.
MADAME CANICHON, à la cantonade.
Et moi, j’vous dis que ça doit être encore meilleur que des œufs rouges. (Entrant.) Que diable! des œufs dorés, c’est plus distingué, plus noble, plus financier. Tiens, faudra que je me régale d’une omelette à la financière... Ah! te v’ià, Florine? Me direz-vous, mademoiselle, pourquoi vous avez quitté Comme ça toute la noce? (Elle a posé le panier «ur une table 1 droite.)
Tiens ! pour venir ici déposer mon rameau d’or, et pour l’admirer plus à mon aise.
MADAME CANICHON.
Ma fille, ce qui s’est passé à la vente n’est pas naturel.
Que dites- vous?
MADAME CANICHON.
Je dis, je dis que ce petit mendiant de Toby, qui lutte de richesses avec son seigneur pour acheter un rameau, non pour lui, mais pour toi, ça prouve...
Tiens, ça prouve qu’il est plus généreux et plus galant que son seigneur.
MADAME CANICHON.
Possible; mais le prix qu’il l’a payé... d’où cet argent lui vient-il? Et puis, règle générale, ma fille : tous les hommes qui nous font de Deaux cadeaux en exigent tôt ou tard le remboursement.
Eh bien ! c’est mon mari qui payera.
MADAME CANICHON.
Ah ! le pauvre cher homme ! mais c’est justement cé que je crains pour lui.
LES BIBELOTS DO DIABLE
CANICHON, en deb*rt, appelant. '
Risette ! Risette !
Ah! voilà mon père'