SCÈNE III
LES Mêmes, CANICHON, portant ses bottei SOUS son bru, CANICHON, entrant par le fond.
Risette!... oh! la grande dinde! qu’est-ce qu’elle a fait de mon âne?
MADAME CANICHON.
Voyons, est-ce Risette ou votre âne que vous appelez?
CANICHON.
Je les appelle toutes les deusses, puisqu'ils ne marchent jamais l’une sans l’autre.
Ah ! ce pauvre Jean Leblanc, le jour de ma noce, il devrait bien avoir congé.
CANICHON.
Comment donc, mais c’est moi qui vas prendre sa place; c’est moi qui vas porter les sacs au moulin , le fourrage à la ferme.
Mais aujourd’hui... papa.
CANICHON i
Aujourd’hui, je fais ce que je dois faire; faut que mon âne et ma fille fassent comme moi.
Eh bien ! qu’est-ce que j’ai donc à faire, moi?
CANICHON.
Toi?... tu as à te marier, et, pour ça, à te requinquer un brin. Dans une demi-heure, nous partons pour le château où mon noble gendre nous attend. Dépêche-toi de te faire le plus belle que tu pourras... tu m’entends, le plus belle que tu pourras 1
FLORINE, i pari.
Au fait, ie puis encore rencontrer Toby... (Haut.) J’ vas me faire superbe ! (eu* entre à droit*.)