LES BIBELOTS DU DIABLE CANICHON
Mais...
Laissez-moi lui causer... que je vais l’amollir.
CANICHON.
Amollis- la... amollis-la... Et toi, Risette, viens me remettre ma cravate.
j. LEBLANC, bas à M mt Canichon.
Même Air.
Un jour, Jean L’blanc, d’un pas tranquille,
Vous menait à la ville;
Vous étiez monté’ sur son dos.
V’ià qu’ le p tit François saute en croupe ;
Ça f'8ait un bien gentil p’tit groupe ;
Mais s’il faut en croir’ les propos,
Vous êt’s entrés dans sa cabane . ..
A c’ que m’a dit votre âne.
Vousôt’s entrés dans sa cabane!
V’ià c’ que m’a dit votre âne.
MADAME CANICHON, troublée.
Voulez- vous Lien vous taire?... répéter de pareils mensonges... Moi, et le petit François... par exemple... (a pan.) Comment a-t-il pu savoir?...
CANICHON.
Eh ben, c’est y une affaire arrangée ?
MADAME CANICHON.
Oui, oui, sa position m’a touchée.
RISETTE
Allons, cousin, te via de la maison.
CANICHON.
Mais comment s’appelle-t-y ton cousin?
RISETTE
Ohl appelez-le comme vol’ âne, puisqu'il le remplace, ça n’ vous changera pas.
CANICHON.
Eh ben, c’est dit, Jean Leblanc, mon garçon, faut nous rendre au château de monsieur le marquis de Vertuchoux; tu porteras les provisions.
JEAN LEBLANC
J’ai bon dos... allez-y! (11 veut lui prendra scs boues.) Donnez-moi ça d’abord...