‹ Les bibelots du diable feerievaudeville en trois actes et seize tableauxChapitre 92 sur 102 · ACTE III lit · texte numérisé non relu

ACTE III lit

Je crois qne de l’esclave,

Vous n’aurez pas raison.

Non, non, non, non, non f Pristi, làchez-moi donc '■

C’est en vain qu'on le bcwe 1 - X • .

. On 1a mène en prison.

Risette est son esclave,

• ■ , fit aura-t-il raison î...

Nen, non, ami, non, non 1 Cela n’a pas de nom!

( Les muets entraînent Risette, qui leur distribue farce cmpe de , pieds, par ktgmtehe. — Les Odalisques sortent par le fund > dont tes rideaux se referment.) r>

.-..y . . SCÈNE Xil - ry

VERTUCHOUX, FlORËiE. . . .•>-- ■ ^

FLORINE, à part.

Ciel ï seule avec lui !

Vertuchoux.

Voilà 'Connue on dompte les rebelles!... Maintenant, à noos deux! * , ,

.■ - ELOR1RE.

Grâce ! monsieur le marquis.

VERTUCHOUX. \ f , '

Ta, te* ta, te!

Ne m’approchez pas, ou j 'appelle!..

VERTUCHOUX

Elle appelle!.,, elle est ravissante!... Elle s$ croit encore dans son village. Mais, ma chère petite, nous sommes ici dans l'Inde, dans un pays cliaud, et dans les pays chauds les femmes n'appellent jamais. K -• -•

Écoutez...

Air dè Permette :

De vous braver un instant, Qui, Riaette eut tort peut-être.

LES BIBELOTS DO DIABLE

Ici, vous êtes le maître,

Et le maître tout-puissant.

Ici, rien ne vous arrête,

Et vous p Mivcz, monseigneur,

D'une linmble et pauvre fillette.

Sans combattre, être vainqueur.

Mais quand l’enn'mi n’peut s’défendre,

La victoire a peu d’attraits ;

Tous les baisers qu’vous pourries m’prendre,

N’en val’ntpas un quej’vous donn’rais?

VERTUCHOUX

Eh bien, don ne -le-moi, je ne demande pas mieux... donn©m'en un, donne-ra'en deux, donne-m’en tant que tu voudras!...

FL0R1NB.

Eh bien... oui, mais pas tout de suite... plus tard...

VERTUCHOUX, ravi.

Plus tard!... parfait... je te saisis... Ce soir, n'est- ce pas?

Je n’ai pas dit ça!...

VERTUCHOUX

Assez... je ne veux pas effaroucher ta pudeur... O ma jolie petite ! je veux inventer pour te plaire les divertissements les plus curieux... Veux-tu que mes bavadères te dansent des pas de poignards?... Veux-lu voir les charmeurs de serpents?... Veux-tu des ombres chinoises, des bouffons d’Italie?... Parle... Par Vischnou et par Brahma ! tes désirs seront des ordres

SOUVerainS... (A ce moment on colon. 1 au dehors résonner les ions d’une mandoline e» le brnit du tambour de bavjue.) Tiens, j’entends 3U dehors

des chantadors espagnoles. .. Veux tu qu'ils viennent?

Que m’importe I...

Ils t'ennuient?... je vais les faire chasser comme des drôles...

(A ce moment Toby, au dehors, chante avec accompagnement d« mandoline, le refrain de tes couplets du premier acte (premier tableau.)

FLORINE, qui reconnaît le chant de Toby. A part.

La voix de Toby!... (Haut.) Non, non... faites-les venir... c’est très-joli ce qu'ils chantent là...

VERTUCHOUX

Holà! quelqu’un! (un «.uet parait à droite.) Faites entrer ces Chanteurs ambulants... (Le muet s’incline et sort. Conduisant Florin*

ter» les couni m à gauche.) Venez chère amie... (a part.) J’aurais

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