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CONCLUSION

Je suis arrivé au terme de cette étude. Est-elle complète ? je suis le premier à proclamer le contraire, A à signaler toutes ses imperfections ; mais ne puis-j^ pas demander au lecteur le bénéfice des circonstances atténuantes? Je suis, je crois, le premier qui ait entreprie un travail d'ensemble sur toutes les Bibliothèques que notre ville a pu posséder dans le passé, et sur celles que les temps modernes ont vu naître, puis disparaître, pour la plupart, après une durée, hélas ! trop éphémère. Dans les vieux temps, les Bibliothèques particulières avaient une plus longue vie que celles de nos jours. Le père de famille formait sa collection, non-seulement dans une vue personnelle^ pour son usage propre, pour s'en servir comme d'outils, dans sa charge de magistrat ou dans ses fonctions d'homme de loi ; mais, en colligeant ses livres, il avait une pensée d'avenir et de stabilité. Il songeait à son fils qui lui succédait dans le sacerdoce de la justice ou dans les luttes du barreau, et qui devait transmettre intacte à ses successeurs cette part de Théritage paternel. L'homme de loisir, l'opulent gentilhomme, le riche financier qui se construisaient des hdtels à la ville, et des châteaux dans les champsn'oubliaientpas non plus d'étaler dans cr une grande chambre accoustrée, tout autour, de grands pulpitres remplis de beaux livres et des plus rares, en tous genres de sciences et de disciplines, » comme le rapporte l'historien bourguignon Saint- Julien de Balleure. Ces librairies duraient des siècles ; les catalogues en étaient fi&its avec

on soin pieux, de infime que les communautés religieuses dressaient aussi, avec la môme sollicitude, les inventaires de leurs grands trésors littéraires. Mais^ que sont devenues ces grandes collections ? où sont môme leurs inventaires ?

La Révolution a passé par là et, comme toutes les

révolutions, elle n'a su &ire que des ruines. J'ai raconté avec quelques détails la stupide et brutale dispersion de nos Bibliothèques monastiques et de celles de quelques particuliers, morts victimes de la Terreur, et qu*on appelait dédaigneusement les suppliciés ! Mais le désordre était alors si grand, en tout et partout, qu'on a brûlé et perdu tous les inventaires des Bibliothèques religieuses et môme les procès-verbaux de leur confiscation. Pas un seul de

ces documents n'a échappé au naufrage tandis que si

nous les possédions, si nous avions ces monuments dressés avec tant de science, soit par les Pères de TOratoire, soit par le P. Janin, soit par le vénérable P. Mongez que, malgré ses quatre-vingts ans, on fit monter sur réchafaud,soi^ par tant d'autres savants religieux assassinés aussi, comme il serait encore facile aujourd'hui d'écrire l'histoire de ces gprandes Bibliothèques ! Mais de tant de grandeurs, il ne nous reste que le souvenir, et comment un auteur peut-il écrire une histoire rien qu'avec de vagues souvenirs? On me pardonnera donc si je n'ai pu consacrer que quelques pages à nos anciennes collections monastiques.

J'ai été tout aussi pauvre de documents en ce qui concerne nos anciennes Bibliothèques particulières.

Nos historiens d'avant la Révolution ont bien consacré quelques lignes à celles de Grolier, de la Valette, de Brossette, d'Âubert, d'Âdamoli et d'autres hommes distingués; mais, où senties catalogues de leurs livres? un seul, celui d'Adamoli a surnagé

Ce n'est que çà et là qu'on trouve une courte note à leur

égard dans des ouvrages imprimés ou dami des registres d'inventaires. Quelques rares auteurs» ont commencé seulement à parler , de nos jours , des collections de quelques-uns de nos anciens bibliophiles. Grolier, le plus célèbre de tous, n'a trouvé un historien que ces années dernières, et il a fallu à M. Le Roux de Lincy, a quinze années de recherches pour raconter la formation lente et sûre, consciente et suivie, de « cette célèbre bibliothèque (4). »

Ce n'est pour ainsi dire que par M. Le Roux de Lincy, que nous savons maintenant a ce que fut cette collection créée à grands frais, mais avec une rare intelligence du beau et du meilleur et entretenue de même, et qui a plus fait pour illustrer le nom de son possesseur que trois quarts de siècle de services publics rendus par Grolier au prince, au pays, à Ih commune et que les fonctions éminentes dont il fut revêtu. » Aussi, ajoute M. Raoul de Gazenove « lorsqu'on arrive à un certain point de cette étude, la personnalité de Grolier s'e&ce sous la plume de son his-torien. Elle est presque reléguée au second plan, et ses livres, ses Manuscrits, ses reliures (2), d'une si pure élé-

(1) Recherches sur Jean Grolier, sur sa vie et sur sa bibliothèque, par M. Le Roux de Lincy. — Voir aussi les intéressantes : Notes sur deax bibliophiles lyonnais, 1562-1867, publiées en 1867, par H. Raoul de Gazenove.

(2) Voici, d'après M. Le Roux de Lincy et M. de Gazenove, les eaiaotères généraux des reliures faites pour Grolier « généralement en veau fauve ou en maroquin pour les livres les plus précieux. Les peaux en sont très-écrasées. Le dos, presque toujours sans ornements, est à cinq ou six nerfs ; la garde qui recouvre la reliure intérieurement est ordinairement en vélin. Des ornements variés, d'un goût très-pur et trèsdélicat» enrichissent les deux plats du volume. II y a beaucoup de fi-

gance et d'un style si caractérisé que les habiles reconnaissent « une reliure de Grolier » à la seule inspection de l'harmonieux enlacement des filets et des nei'vures qui les décorent. La destinée de ces ouvrages splendidement édités et merveilleusement décorés, leur vie» en quelque sorte, qiii fut une part de celle de leur premier maître et qui, pour quelques-ims d'entre eux, s'est prolongée jusqu'à nos jours, deviennent l'objet principal des recherches érudites de l'auteur . »

C'est donc un grand service que Le Roux de Lincy a rendu aux lettres et aux arts en écrivant la vie de Grolier et en citant les trésors de sa bibliothèque qui était si belle que Jacques-Auguste de Thou, un bibliophile émérite, a dit d'elle : ce Les Bibliothèques remarquables de Paris et de province n'ont rien de plus beau que les livres venant ^e celle de Grolier ». — « Vous ne devez rien aux livres, mais les livres vous donneront dans l'avenir une gloire étemelle, lui écrivait Erasme en 4548 (4). »

nesse et d'art dans la manière dont s'ajastent et s'entrelacent ees compartimente nombreux, tantôt or et noire, tantôt verte, noirs et or, sur fond brun, mais plus volontiers à ornemente très- variés en or avec filets et enroulements de même, sur fond vert. Tous ces compartimente, tous ces dessins s'agencent avec une grâce infinie, sans jamais se contrarier les uns les autres. Les compartimente sont toujours combinés de manière à former au milieu de chaque plat du volume soit un carré, soit un lozange, soit un écusson. C'est là que se trouvent inscrite, sur le plat recto, le titre de l'ouvrage ; sur le verso, cette devise favorite de Jean Grolier. « Portio mea, Domine, sit in terra viventium. » Au bas du plat recto, généralement entre les filets qui forment encadrement, on lit « lo. Grolierii et amiconMn, »

(1) La Bibliothèque du Lycée possède plus d'un des livres de Grolier, et qu'on conserve avec soin, mais il se rencontre à la même Bibliothèque un volume des œuvres de Clément Marot^ imprimé en

De nos jours, un Lyonnais, M. de Valons, Tun des conservateurs de la Bibliothèque du Palais-des-Ârts a su, après de patientes recherches, nous donner des renseignements curieux sur une autre ancienne bilbliothèque d*un Lyonnais d'une illustre naissance, Pierre de Masso. Il a publié a rinventaire des livres d'un abbé de Valbenoite, dressé en 4 593 par Antoine Oryphius. » J'ai déj& parlé plus haut de cette publication et de cette collection de livres.

Récemment aussi, j'ai été assez heureux pour découvrir, dans Tindicible fouillis des archives judiciaires delà Cour, deux inventaires très-précieux que je me propose également de publier.

Le premier est intitulé « Inventaire et estimation des livres de la Bibliothèque de défunt Monseigneur Tarche* vesque de Lyon, fait par nous Antoine Cellier et Léonard Plaignard, marchands libraires de la dite ville, experts,

1545 « à renseigne da Rocher > qui a une couverture dans le genre de celles de Grolier. Ce volume in-8, à branches ciselées, émane d*an grand artiste du XVI* siècle, mais, hélas ! il est complètement perdu I Il a subi, sons les combles et pendant un long temps, l'action de la chute périodique de Teau d'une gouttière... Comment a-t-on pu placer dans des greniers exposés à tontes les intempéries, des volumes aussi précieux?

Un connaisseur qui Ta examiné, estime qu'il valait sans cette avane, au moins trois mille francs. Dans Tétat actuel ce n*est plus qu'une loque.

Le catalogue de la Bibliothèque d3 la ville n'indiquant pruque jamais, ni la nature des reliures ni la condition des ouvrages, il est impossible de constater si cette avarie est ancienne ou de date contemporaine. On l'a remarquée il y a déjà dix ans.

Toutefois comme la couverture n'est pas endommagée, j'ai demanda qu'il lût réparé.

pris et nommez d'office par Monsieur le Lieutenant général en la sénéchaussée et siège Présidial de Lyon, suivant son ordonnance du (3 juillet 4693, rendue sur les conclu-* sions de Monsieur le Procureur du Roy es dits siège et sénéchaussée. »

Le second de ces inventaires a pour titre « Inventaire des Livres de la Bibliothèque des PP. Jésuites du Petit- Collège, à Lyon, 4762, — rangés suivant l'ordre des tablettes. »

Ces inventaires, comme on le voit par leurs titres, ofiriront donc un certain intérêt, car nous saurons par eux la pensée intime, le goût de ceux qui ont fourni ces belles collections dont il ne reste plus que des épaves noyées dans la grande bibliothèque du Lycée. En même temps, nous verrons quels ont été leurs livres de prédilection, et nous saurons également de quelles splendides reliures l'archevêque Camille de Neufville-Villeroy couvrit ses livres, avant de les léguer aux PP. Jésuites du collège de la Trinité !

Mais n'est-il pas triste de voir que nous soyons réduits à si peu de renseignements sur nos anciennes Bibliothèques, alors que Lyon avait jadis tant de Bibliothèques et des imprimeries si fécondes et si actives !

L'imprimerie, on le sait, fut importée à Lyon par un bourgeois de la ville, d'une famille riche et considérée admise dans l'échevinage, dès 4290. Barthélémy Buyer fournit l'argent à un ouvrier, Guillaume Leroy, vers 4472, et Tannée suivante vit paraître le Compendium du cardinal Lothaire, lequel est bien évidemment le plus ancien des ouvrages sortis des presses lyonnaises établies dans la maison de Barthélémy Buyer. Plus de cinquante imprimeurs vinrent lui £aire concurrence dans le court espace de vingt-huit années, et dix ans après son installation

dans la maison de Buyer, la typographie comptait deux fois plus d'imprimeurs à Lyon qu'il n*y en a maintenant. 404 ans après l'arrivée de Guillaume Leroy.

Le commerce des livres était beaucoup plus considérable sur le marché lyonnais qu'il ne l'est aujourd'hui. Et pourquoi? s'est demandé M. Monfalcon. Y avait-il donc plus d'amour pour les lettres au xv^ siècle? non sans doute. L'instruction est infiniment plus générale au XIX* siècle, et la lecture consomme vingt fois plus de livres. Mais au xv« siècle, l'imprimerie lyonnaise alimentait une partie de l'Europe. Lyon, ville franche , dut à ses foires le très-grand débit des éditions sorties de ses presses. Aucune ville, Venise exceptée, ne mettait en circulation une si forte quantité de livres. Lyon était alors ce qu'est aujourd'hui Leipzig, au temps de sa foire célè— bre. On comprend, dès lors, toute l'importance de ce commerce. Il occupait plusieurs centaines d'ouvriers compositeurs, correcteurs, pressiers, fondeurs en caractères. Les papetiers travaillaient avec activité et produisaient, en quantité énorme, ce papier d'une pâte si égale et si résistante qui porte une roue dentée, tantôt seule, tantôt accompagnée d'une autre figure. On connaît environ 400 éditions d'ouvrages soit français, soit latins, qui sont sortis des presses lyonnaises pendant les vingthuit dernières années du xv* siècle.

Les presses lyonnaises ne furent pas moins actives au xvi* siècle, et Sébastien Gryphe (4), Etienne Dolet (2),

(1) Grtphb (Sébastien), né à Reutlingen (Soaabe), vers 1493, mort le 7 septembre 1556.

(2) DoLBT (Estienne), né à Orléans, le 26 décembre 1506, bHUlé à Paris, le 3 août 1546.

Jeaa de Tournes (4), Guillaume Roville (2) Horace Cardon (3) et d'autres tenaient fort bien leur place parmi les savants. Ils s'étaient préparés à la pratique de leur art par une éducation très-forte, et d'ordinaire par une étude approfondie des langues grecque, latine et italienne. « Tout le monde parlait latin chez Henri Estienne, depuis la cave jusqu'au grenier (i). » tin simple ouvrier était capable de cqrriger les épreuves d'un livre écrit dans Tune ou Tautre de ces langu3s mortes. Aussi les savants de profession avaient-ils une haute estime pour les imprimeurs lyonnais. Ils entretenaient avec eux une correspondance littéraire et venaient à Lyon soigner Timpression de leurs ouvrages. Plusieurs d'entre eux ont môme commencé par être ouvriers typographes. A l'entrée de Henri II, en 4548, 413 imprimeurs marchaient en corps de métier, bannière en tête, et vêtus de belles robes de soie (5).

Ces nombreuses imprimeries lyonnaises étaient alimentées par les hommes d'élite dans les lettres et les sciences dont Lyon était alors si riche, car, — ne déplaise aux modernes, — à aucune époque, les lettres et les sciences n'ont brillé, dans notre ville, d'un si vif éclat que pendant

(1) Dk Tournes (Jean), imprimear dès 1544.

(2) Roville (Guillaume), né à Tours vers 1518, mort à Lyon en

(3) Cardon (Horace), Lucquois de naissance.

(4) MoNFALCON, Hist. de Lyonj t. II, p. 378.

(5) La communauté des imprimeurs de Lyon avait des armoiries « émargent, au chevron daxur, chargé d'une molette d'or » ; celle des libraires, réunie à la corporation des relieurs, portait « d'or, h un chevron de sahlej chargé d'une molette d'or ».

les xTi* et XVII* siècles (1). Ai-je besoin de citer cette pléiade de savants éminents? Qui ne sait que dans la médecine on comptait Symphorien Champier (2), Lazare Meyssonnier, Pierre Tolet (3), les deux Spon et môme Rabelais qui ne fît cependant qu'un court séjour à Lyon. Dans les lettres, c'était Âneau ^4), le directeur du grand collège de la Trinité, — lami de Marot et de Mellin de Saint-Gelais, — écrivain des plus féconds, — mort assassiné, — et qui eut pour successeurs Antoine Milieu (Mylaeus) Menestrier, Colonia, Pierre Builloud, Jean de Bussiëres, François Pomey, Joubert, Cellières, de Châles,

Rabuel, Fabri, Raynaud, etc

C'étaient encore Claude^ Bellièvre (5), antiquaire trèsinstruit, et ses deux fils, — Gabriel Syméoni (6), — Guillaume du Choul (^7), et son fils. — Les trois Vau-

(1) L'histoire des Lettres, à Lyon, au xvi' sièclei présente une réunion considérable d'antiquaires et de philologues, de savants magistrats, de femmes remarquables par leur beauté et leur talent pour la poésie. Lyon ne produisit dans cet âge aucun de ces ouvrages d'un ordre supérieur qui immortalisent un siècle et deviennent on titre d'honneur pour Tesprit humain ; mais si Ton n'y vit point d'écrivains du premier ordre, on y compta un nombre remarquable d'hommes et de femmes d'un mérite fort distingué. {Histoire de Lyon, Monfalcon, t. Il, p. 96.)

(2) Ghampika, né à Saint-Symphorien-le-Chàteau, en Lyonnais, vers 1472, mort à Lyon en 1539.

(3) ToLBT (Pierre), né vers 1502, mort à Lyon, doyen des médecins, après 1582.

(4) AiiEAU (Barthélémy), massacré le 12 juin 1564.

(5) Bbllibvrb (Claude), né en mars 1487, mort le 2 octobre 1557 •

(6) Stmeoni (Gabriel), Florentin, né en 1509, mort à Turin en

(7) Du Cboul (Guillaume), bailli des montagnes du Daupbiné.

sselles (1), Georges, Jean et Mathieu dont la maison s'ouvrait à tous les savants de toute dasse, car ce qui carac^ térise la société lyonnaise au xvi* siècle, c'est surtout l'extension du goût des lettres parmi les gens du monde.

Les hautes classes de la société ont fourni à cette époque des savants d'un grand mérite, bien qu'on ne puisse pas les ranger parmi les auteurs comme Jean du Peyrat (2) , lieutenant du roi en Lyonnais , célébré par les poètes contemporains, Voulté (3), Rousselet (i), Nicolas Bourbon de Vandœuvre et Dolet (5), — comme Benoît Cîourt (6), jurisconsulte, — Benoît du Troncy (7), secrétaire de la ville.

C'étaient aussi les historiens Guillaume Paradin, — Claude de Rubys, — Pierre Builloud, — Francesco Giuntini, — Christophe Milieu (8), — Gabriel de Saconay (9), le zélé défenseur de la foi catholique, comte de Lyon.

C'étaient aussi des poètes qui brillèrent surtout d'un si vif éclat; les uns écrivaient en latin comme Etienne

(1) Vauzbllks (Georges 4e), commandeur de la Torette ; — (Jean), chevalier de Téglise de Lyon ; — (Mathieu), avocat du roi, éehevin, mort en 1562.

(2) Pbtrat (Jean du), mort le 15 janvier 1549.

(3) VouLTÉ (Jean), se disait de Reims, mort en 1542.

(4) RoussBLBT (Georges-Etienne) , jésuite, né à Vesoul en 4582, mort à Vienne en 1634. «

(5) DoLBT (Estienne), déjà dté.

(6) Court (Benoît), chevalier de Téglise de Lyon , né à Saint- Symphorien-Ie-Ch&teau, mort après 1553.

(7) Benoît nu Tronct, né vers 1525, mort vers 1600.

(8) Milieu, jésuite, né en 1575, mort à Rouen en 1646.

(9) Saconat (Gabriel de), doyen du Chapitre de Lyon, mort le 3 août 1580.

Dolet, Voulté, Nicolas Bourbon, Philibert Girinet (1), Ducher (2), Guillaume du Peyrat, Claude Rousselet (3), Claude Bigottier (4), Jean de Bussières (5) ; les autres fidsaient de petites compositions qu'ils intitulaient Epigrammata. Nicolas Bourbon, né à Vendœuvre, était trèslié avec Mathieu et Jean de Vauzelles, Thomas (jadagne (6), Sébastien Gryphe, Jean du Peyrat, Maurice (7) et Guillaume Scève (8) et Jean Grolier.

D'autres, cultivaient les muses, en parlant la langue des dieux en français, comme Charles Fontaine (9), — Antoine du Verdier (10), — Antoine du Saix, — Claude Mermet (11), — Pierre de Cornu, — Bonaventure Desperriers, — Thomas Courval Sonnet, Jacques Tahureau, — Pierre de Deimier, — Philibert Bugnyon (12), — Guillaume Guéroult (13), Guillaume la Tayssonnière, —

(1) GiRixBT (Philibert], chevalier de Téglise de Lyon, né à Saint- Just-en-Chevalet.

(2) DucHBR, professeur au collège de la Trinité, né à Aigueperso.

(3) Rousselet (Claude), seigneur de la Part-Dieu, mort en 1532.

(4) BiGOTiBR (Claude), Bressan, professeur à la Trinité, poète.

(5) BussiÈRBS (Jean de}, jésuite» né à Lyon, 1607, mort en 1678.

(6) Gadagnb (Thomas de), banquier, Florentin.

(7) ScBVB ou SÈVB (Maurice), mort vers 1560, littérateur.

(8) ScÈvB (Guillaume), cousin de Maurice, poète latin.*

(9) Charles Fontainb, né à Paris en 1515, mort en 1588, a habité Lyon de 1533 à 1547.

(10) Ybrdibr (Antoine du), seigneur de Vauprivas, homme d'armes du sénéchal de Lyon, né à Montbrison, mort en 4600.

(11) Mbrmbt (Gaude), notaire ducal, vers 1583.

(12) BcGNYON (Philibert), conseiller et avocat du roi en rElection de Lyon y poète, né à Màcon, mort en 1590.

(13) Guéroult (Guillaume), littérateur, né à Rouen, réfugié à Lyon après avoir quitté Genève. Il fut correcteur en Timprimerie de Balthazar Ârnouillet, son beau-frère.

Glitude de Taillemont (1), l'ami de Marot, Antoine du Moulin (2), — Olivier de Magny, Vami de Louise Labé,

— Maurice Scève, le descendant des marquis piémontais de Sceva, le collaborateur de Louise Labé a du Débat de Folie et d^ Amour » recherché dans le monde pour les agréments de son esprit et le charme de sa conversation,

— poète trop vanté de son temps, trop oublié du nôtre. Plusieurs des gens de lettres que je viens d'énumérer

se réunissaient chez Humbert Fournier (3), mais ne formèrent pas, comme Colonia Ta avancé, une sorte d'acardémie. « Nous parlons, dit Foumier, de la religion, de la manière de bien régler les mœurs, — de polir et de bien perfectionner Tesprit par la culture des sciences utiles. — Quelques amis nous rendent visite, — et, laissant les sujets sérieux, — nous nous égayons par de petits contes et par des plaisanteries qui n'ont rien de mordant. »

Âi-je besoin de dire que dans le xvi' siècle, les fournies étaient aussi de cette pléiade de poètes et d'écrivains. Louise Labé fut le diamant de notre couronne poétique, cependant quelques vers agréables et une charmante allégorie en prose composent seulement son bagage de

(1) Glaade de Taillemont, littérateur et poète, ami de Maurice Sève et son collaborateur dans la direction des fêtes données à Henri II à Lyon, en 1549.

(2) Dumoulin (Antoine), Maçonnais, valet de chambre de la reînê Marguerite de Navare, établi à Lyon, éditeur des œuvres de Marot, de Pernette du Guillet, et auteur lui-même d*un grand nombre d*ou-

^ vrages en vers et en prose.

(3) Fournier (Humbert), auteur d'une lettre à Symphorien Ghampier, datée de 1506, sur une Société littéraire établie à Fourviërei traduite par le P. Menestrier. Son frère Hugues fut conseiller au Sénat de Milan, premier président au Parlement de Dijon, mort en

femme de lettres. Mais Louise Labé n'était pas seule à cultiver les lettres ; beaucoup de femmes savaient môme le latin.

Marie de Pierrevive (<), femme du seigneur du Perron, — Louise Sarazin (2) étaient familières avec les langues mortes ; — Philiberte de Fuers (3) rimait des vers. Sybille Bouilloud charmait par son esprit Anne de Bretagne. — Claudine Péronne (4), — Catherine de Vauzelles (ft), — Julia Blanche (6), — Marguerite de Bourg (7) écrivaient des vers charmants. A un rang plus secondaire brillait aussi Pemette du6uillet(8), et, comme Louise Labé, elle eut une grande réputation d'amabilité et d'esprit.

(1) Marie de Pikrrrtiyb, dame du Perron, épouse d'Antoine de Gondi, gouvernante des enfants de France, d'une grande beauté. Sous le règne de François I«', la famille de Pierrevive a été l'une des plus distinguées de Lyon, par ses alliances et par les dignités ecclésiastiques et civiles dont elle a été revêtue.

(2) Louise Sarrasin, fille de Philibert Sarrazin, médecin. Elle savait, à huit ans, d'après Colonia, l'hébreu, le grec et le latin. Elle épousa en troisièmes noces Marc Offredi,* médecin de Crémone.

(3) Philiberte de Fubrs, dame des Tours et de la Bâtie, auteur d'un poème sur la mort de son premier mari, Jean de la Baulme, en

(4) Claudine Pbronhb, Lyonnaise, mentionnée par La Croix du Haine, cultivait avec succès la poésie française sous François I** et Henri 11.

(5) Catherine de Yauiblles, issue de la grande maison de Vauielles, de Lyon, célèbre par son esprit et sa beauté.

(6) Julia Blanche, Lyonnaise, illustre aussi, comme Catherine de Vauzelles, par ses charmes et son esprit.

(7) Marguerite du Bourg, dame de gage, Lyonnaise renommée, au XVI* siècle, par sa beauté et la finesse de son esprit.

(8) Pemette du Guillbt, morte le 47 juillet 1545, auteur d'un recueil de poésies.

Tel fut Lyon dans le xvi* siècle, et notre ville ne doitelle pas être fière de citer tant de noms distingués ? Dans la maison de la plupart de ces gens de lettres se trouvaient de nombreux livres, puisque Lyon en fourmillait, mais qui sait aujourd'hui ce que furent ces bibliothèques particulières ?

Si je n'en ai pas parlé, on en saura donc le motif, et cependant, quel curieux chapitre il y aurait eu à écrire sur les collections de ces hommes de génie, de goût et d'aptitude si divers ?

Il m'a été tout aussi impossible de connaître les collections de livres particulières qui s'étaient formées dans le siècle suivant, lequel n'eut cependant pas le même éclat que le xvi®. Il compta surtout moins de poètes. Les Muses ont horreur de Mars, dirait un académicien. Les poètes pouvaient-ils accorder leurs lyres et chanter, quand pendant tout ce siècle notre ville ne fut presque qu'un affreux champ de bataille, sur lequel s'égorgèrent les catholiques et les protestants et le théâtre des coupables aspirations de lambition des princes de Lorraine. Les hommes des grandes situations ne songèrent pas non plus à ouvrir leurs hôtels aux savants et aux littérateurs, comme dans le siècle précédent et à les protéger. Toutefois Lyon fut encore fécond en hommes de mérite, c'étaient Spon (1), le P. Menestrier (2), Falconnet (3), Charles Spon (4),

(4) Spon Jacob, fils de Charles, médecin, antiquaire, voyageur, historien, né en 1645, mort en Suisse, le 25 décembre 1685.

(2) Mehestribr Claude-François, jésuite, célèbre historien, né le 10 mars 1631, mort à Paris le 21 janvier 1705.

(3) FALCoimicT André, médecin, échevin à Lyon en 1667, auteur d'un traité sur le scorbut.

(4) Spon Charles, célèbre médecin, ami de Guy Patin, né à Lyon

Severt (4), Pierre TAbbé (2), Antoine Laisne (3), et d*autrès érudits de moindre valeur. Mais l'infériorité da xm* Biècle à Lyon, quant aux Sciences et aux Lettres, n'existait pas pour les Beaux-Arts. Cette brillante époque vit naître les chefs-d'œuvre de sculpture de Coysevox (4) et des Goustou (5) ; — dans la peinture, les Stella (6) , Thomas Blanchet (7) ; — dans la gravure, les Audran (S) et Drevet (9). L'Hôtel-de-Ville, œuvre de Simon Maupin, fat en architecture, comme le résumé de tout ce que les diverses branches des Arts surent produire de plus par&it. Au premier rang des hommes de science, on pouvait placer Girard Desargues(40), peu compris de ses contem-

le 25 décembre 1609, d'une famille originaire de Zorich, mort à Lyon le 21 février 1684.

(1) Sbvuit Jacques» chanoine et doyen de Beanjeu, mort après

(2) Pierre L*ABBi, jésoite, né à Glermont en 1594, mort à Lyon en 1660, recteur et bibliothécaire du collège de la Trinité.

(3) Antoine Laisne, de TAcadémie de Lyon. (Voir plus loin.)

(4) CoTSBvox Antoine, un des plus fameux sculpteurs du temps de Louis XIV, né vers 1640, mort à Paris le 10 octobre 1720.

(5) Goustou, Guillaume], Guillaume II, Guillaume III et Goustou Nicolas, célèbres sculpteurs lyonnais.

(6) Stblla François, né à Malines^ vers 1563, mort à Lyon le 26 octobre 1605. — Stblla Jacques, fils du précédent, né en 1596, mort en 1647. — François Stblla, Antoine Baussonnet Stblla. — Claudine Stblla, Antoinette I^tblla, Françoise Stella, tous peintres et graveurs très-célèbres.

(7) Blanchbt Thomas, peintre, né à Paris en 1617, mort à Lyon en 1689.

(8) AuBRAN, célèbre famille de graveurs lyonnais.

(9) Drbvbt Pierre, Drbvbt Glande, graveurs lyonnais célèbres.

(10) GiBARu DÉS ARGUES OU des Argues, un des plus habiles géomètres de son siècle, né en 1593, mort vers 1662.

porains mais que la science moderne a comme exhumé de sa tombe et s*6st plu à dire de loi « qu'il fut le créateur de la géométrie segmentaire et le Monge du xvn* siècle »; il fut Tami de Pascal, Gassendi, Descartes et Leibnitzj Dans la médecine se distinguait Noël Falconnet, issu d'une maison dont chaque génération a produit une célébrité. Charles Spon, né d'une famille de savants^soutenait dans les lettres et les sciences la réputation de ses aïeux et M. Léon Renier, notre grand épigraphiste actuel, a pu dire de lui : a II est lune des gloires de Lyon, c'est encore à l'heure qu'il est, l'antiquaire le plus savant que notre ville ait produit, et c'est môme le savant français qui, jusqu'à nos jours, à le plus contribué aux progrès de Tépigraphie latine. » Au-dessous de Spon, se faisait remarquer l'historien Jean de Saint-Aubin (1). Comme eux, Chappuzeau {% Pierre Mathieu (3), l'Hermite de Soliers, Alexandre Fumeux s'occupèrent de l'histoire lyonnaise, ainsi que Jean de Bussières, le jésuite Pierre l'Abbé, Jacques Severt, Jean Marie La Mure (4), Quincamon (5). Mais au-dessus d'eux brillaient Menestrier, Claude Le Laboureur (6) et Colonia,doDt les noms resteront toujours. Le XVII* siècle, comme je l'ai déjà dit, vit éclore aussi

(1) S4INT-ÂUB1N (Jean de\ jésuite, né dans le Bourbonnais en 1587, mort à Lyon en 1660, auteur d'une Histoire ecclésiastique de Lyon.

(2) Chappuzbau (Sampel) historien, poète et traducteur, né à Genève, mort à Zel, en 1701, auteur du Lyon dans son lustre.

(3) Mathieu Pierre, poète et historien, né en Comté, le 10 décembre 1563, avocat, ligueur ardent.mort à Toulouse, le \2 octobre 1621.

(4) Jean-Marie de La Mure, chanoine de Montbrison, auteur d'une Histoire ecclésiastique de Lyon, né à Roanne, mort vers 1662.

(5) QniNGARNON, écuyer, ancien officier de cavalerie.

(6) Claude Le Laboureur, prévôt de Tlle-Barbe, auteur des Maxum de Vlsle-Borhe, M vers 1601, mort vers 1682.

moins de poètes que le siècle précédent; les temps étaient

trop troublés. Toutefois, Guillaume duPeyrat (1), cultiva

la poésie comme Tavait fait son père Jean du Peyrat, et

*il peut être regardé comme l'un des meilleurs poètes

latins modernes. A côté de lui, se plaçait Louis Garon (2)

auteur de ces facéties si recherchées aujourd'hui par les

bibliophiles, et plusieurs autres poètes de minime valeur.

J'aurais eu encore à dire beaucoup des bibliothèques

particulières formées dans le cours du xviu* siècle, si leurs

catalogues eussent survécu. Toutefois, ce siècle fut moins

fécond que le précédent, lequel avait été déjà inférieur au

XVI*. La poésie semble s'être retirée de notre ville ; eUe a

cédé la place aux raisonneurs, aux philosophes, aux

hommes positifs. Les intérêts matériels sont l'unique

préoccupation; on ne rencontre presque plus que des

agronomes, des géomètres et surtout des.botanistes. Dans

les beaux-arts, il n'y a plus d*artistes éminents si ce n'est

le graveur de Boissieu (3). Toutefois, on aimait encore

alors les lettres à Lyon et on se plaisait à en parler en

commun, comme on en causait déjà au xvi* siècle, chez

Humbert Foumier, et de là vint la pensée de la création

de notre Académie. Chacun connaît son histoire ; il est

donc superflu d*en parler. Lyon en est fier à juste titre.

Mais alors les hommes de lettres se réunissaient chez

(1) Guillaume Du Pbtrat, petit-fils de Jean I*', lieutenant du roi an gouyernement du Lyonnais, sous le maréchal Saint-André. Il fat aumônier de Henri IV et de Louis XIII ; poète, historien, il est mort vers 1645.

(2) Louis Gaeon, auteur en prose et eh vers.

(3) BoissiKU (Jean-Jacques de) peintre, dessinateur, graveur, né la 29 novembre 1736^ mort le 1» mars 1810.

un opulent amateur Laurent Pianelli (1), seigneur de la Valette. Ses réunions étaient des plus suivies ; on considérait comme un honneur le droit d'y 6tre reçu, et sa splendide bibliothèque était ouverte à tous, comme l'avait été déjà, celle de Grolier. J'en ai déjà parlé à la page 35 et dit les immenses services rendus par Laurent Pianelli aux lettres et à l'histoire par les soins qu il mit à colliger tant de manuscrits importants. Claude Brossette (2) fut son ami et secrétaire de l'Académie pendant quarante ans, auteur de nombreux écrits, très lié avec Boileau. Pierre Aubert (3), doyen des avocats, cédait alors sa Bibliothèque à la ville qui la rendait publique. Jacques Vergier (4) écrivait des vers légers. Jean-Baptiste Rousseau le qualifiait à^Anacrion français. Claude Gros de Boze (5) brilla dans la numismatique et rarchéologie,et Camille Falconnet (6) dans la médecine. Il créait sa célèbre bibliothèque dont j'ai pu dire quelques mots. Le P. Dominique de Colonia (7) pubUait ses « Antiquitez profanes et sacrées de

(1) Déjà cité.

^2) Brosssttb Claude, sieur de Varennes. né à Teixé, en Lyonnais, le 8 novembre 1071, avocat, l'un des fondateurs de l'Académie de Lyon, bibliothécaire de la yille, mort en juin 1743.

(3) ÂUBBET Pierre, avocat, échevin, né le 9 féyrier 1643, mort le 19 février 1733.

(4) Ybrgibr Jacques (l'abbé), commissaire des guerres, poète firan* çais, ami de La Fontaine, né le 3 janvier 1655, mort le 18 août 1720.

(5) Claude Gros db Bozb, savant numismate, de l'Académie lîrançaise où il remplaça Fénelon ; né le 28 janvier 1680, mort le 10 septembre 1753.

(6) Falconnbt Camille, petit-fils d'André et fils de Noël, médecin» — de l'Académie de Lyon dont il fut l'un des fondateurs, ami de Gai Patin, né le 1*' mars 1671, mort le 8 février 1762.

(7) GoLomA (Dominique de) jésuite, bibliothécaire du collège de la

la ville de Lyon »; Tabbé Jacques Pernetti (1) écrivait ses « Lyonnais clignes de mémoire »; Jacques Annibal Claret de Fleurieu (2) formait sa belle bibliothèque cultivait les lettres, et protégeait les savants et les artistes.

Louis Boullioud'Mermet, (3) Charles Bordes (4) étaient littérateurs; André Clapasson (5) faisait sa « Description des curiosités et monuments de Lyon.» Pierre Gacon réhabilitait, par ses Mémoires sur le commerce, le nom de sa famille discrédité par son frère François Gacon (6), Tauteur du Poète sans fard. Antoine Laisné (7), Tabbé Antoine Mongez (8) , Jean-Baptiste Greppo (9),

Trinité — de rAcadémie de Lyon, né à Âiz le 26 août 1600, mort à Lyon le 12 septembre 1741.

(1) Pbrnbtti Jacques, chevalier de Téglise Saint-Jean, né à Chazelles-sur-Lyon, en Forez, vers 1696 mort à Lyon le 16 février 1777.

(2) Flburibu (Jacques-Ànnibal Claret de) seigneur de la Tourette, président à la cour des Monnaies, prévôt des Marchands, de l'Académie de Lyon, né en 1692, mort en 1776.

(3) Bollioud-Mermbt Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie de Lyon, né le 3 février 1709, mort en 1793.

(4) Charles Bordbs, poète, antagoniste de J.-J. Rousseau, né le 6 septembre 1711, mort le 15 février 1761.

(5) Clapassou André, avocat, né le 13 janvier 1708, mort le 21 avril 1760, auteur d'un grand nombre de dissertations.

(6) Gacon Pierre, négociant, homme de lettres, de l'Académie de Lyon, né le 18 juillet 1664, mort le 23 avril 1749.

(7} Laisné Antoine, de l'Académie de Lyon, né à Paris eu 1688, mort en 1746, auteur de beaucoup de mémoires littéraires et historiques.

(8) Mongez Antoine , chevalier et historiographe de Téglise de Lyon, censeur royal, bibliothécaire de l'Académie de Lyon, né à Aix le 27 octobre 1723, mort le 3 novembre 1783.

(9) Greppo J.-B.« chanoine de Lyon, de l'Académie de cette ville, né le 17 mai 1712, mort le 12 juin 1767.

^ Servières, Prost de Royer (1), Barou du

>. ''^ Âdamoli (3) , Guillaume Dubois de

"^j^- faisaient remarquer à divers titres

5^^ "^ Etienne Dugaibi (5) était un géo-

^*' ^- ine de Valeraod (6) s'occupait

^ ^^^ lésuite Laurent Béraud (7)

^-. '> '^^. ^4 de grand mérite, ainsi que

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