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gislatif? I] 2’ÿ a pourtant Pas à en ‘outer, C'est bien lui. Hâtons-nous de dire Cependant que cet Alexandre Vattemare ne fut pas, quoique ventriloque, un aussi petit personnage qu’on pourrait le penser. Il fut le créateur du système d’échanges internationaux entre bibliothèques et le promoteur d’une fou'> d’autres institutions ingénieuses. La ville de Boston le considère même co:
merveilleuse bibliothèque.
triloque. T1 allait de Pays en pays, de ville en ville, et il amu-
égère rétribuventriloque disparaissait Pour faire place au Philanthrope. Vattemare ne manquait jamais de profiter de chacune de ses représentations Pour précher à ia foule qui venait de l’acclamer ses magnanimes pro-
raison de vivre. Philanthrope désintéressé s demanda jamais rien en retour des serv l'humanité, Comme ventriloque, d'Alexandre tout Court. Etc qui subvenait aux besoins te:
mare.
Ce qui est certain, c’est étranger, de Passage à Montré siasme que ce singulier rêveur.
il en fut, il ne ices qu’il rendait à il était connu sous le nom était le ventriloque Alexandre rrestres du conférencier Vatte-
salue à la lettre comme un Messie venu pour régénérer intellectuellement le Canada. 11 n’y a rien de plus amusant à soixante-quinze ans de distance que cet emballement général. C'est le même gaspillage d’épithètes admiratives en l’honneur du ventriloque Alexandre, les jours où il joue, et en l’honneur du conférencier Vattemare, les jours où il pérore. M. Vattemare fit observer aux citoyens de Montréal qu’ils avaient grand tort de fractionner leurs efforts. “ Fondez en un seul bloc toutes vos petites institutions — leur disait-il — et n’en faites qu’une seule, puissante et forte, qui exercera une action plus grande, qui sera en rapport plus étroit avec les autres Corps savants du monde entier et qui avancera d’antant votre développement intellectuel. ” Gagnés sans doute par son éloquence entraînante, les citoyens les plus importants de Montréal se rangèrent à cette idée avec le plus extraordinaire empressement. Le 23 novembre 1840, Mgr Bourget, évêque de Montréal, adresse à M. Vattemare une lettre où il le félicite hautement et lui promet son concours. Un peu plus tard, nous rencontrons l’adhésion de Denis-Ben jamin Viger et de lord Sydenham lui-même qui rappelle à M. Vattemare les occasions qu’il a déjà eues en Europe de lui témoigner son admiration. Les associations scientifiques et littéraires de Montréal ne se laissent pas moins aisément persuader, I1 n’y en a pas une qui tire en arrière. La Montreal Library, le Mechanic’s Institute, la Mercantile Library, la Société d'Histoire Naturelle acceptent de se dépouiller de leurs droits pour le bien com-
mun et de se fondre en une seule institution sous le contrôle municipal,
Enfin, le 22 janvier 1841, une grande assemblée publique est convoquée dans la maison de M. John Donegani pour entendre M. Vattemare. Il faut lire, dans le Canadien du lendemain, le compte-rendu épique de cette réunion. Ce fut un véritable délire. Voici quelques-unes des résolutions qui furent
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adoptées à cette assemblée mémorable, Elles valent, je crois,
la peine d’être exhumées.
1. — Résolu que cette assemblée voit avec satisfaction que les efforts bPhilanthropiques de M. Vattemare pour établir en cette ville un institut,
aux fins de réaliser et Propager son grand système d'échanges, sont sur le Point d'être couronnés d'un plein succès,
2. — Que cette assemblée, pénétrée de l'importance qu'a pour ce pays la réalisation du système d'échanges de M. Vattemare, et reconnaissante du bienfait inappréciable que nous apporte ce Philantrophe généreux et désintéressé, le prie d'agréer l'expression respectueuse et sincère des sen-
timents de gratitude qui animent tous ceux qui composent cette réunion,
3. — Que le zèle et l'expédition avec lesquels le conseil cueilli la requête du bureau de Commerce et d'un grand nomb de cette ville, demandant sa co-opération à l'institut, sont reconnaissance de toutes les classes de la société.
de ville a acre de citoyens dignes de la