‹ Les bibliothèques populaires [microforme]Chapitre 16 sur 26 · OPE · texte numérisé non relu

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en 1879, n’a pas fourni jusqu’à ce jour aux bibliothèques des villes et des villages, aux hôpitaux civils et militaires moins, de 500,000 volumes. Depuis, l’élan ne s’est pas arrêté, et la Ligue de l’enseignement, la société bibliographique, l'Œuvre desfamilles, l'Union de la Jeunesse française et plusieurs autres associations ont créé partout des bibliothe., ques populaires dans un but d'instruction et en même temps, il faut le dire, de propagande politique et religieuse.

A Paris, l’on comptait, en 1886, quatorze bibliothèques populaires libres, recevant du conseil municipal une subvention de quinze cents à deux cent mille francs.

Chacune d'elles, dit M. Berthelot, dans sa Grande Encyclopédie, possède de 2,000 à 5,000 volumes et leur situation est en général satisfaisante.

Les organisateurs de ces institutions ont constitué de plus, en 1881, un syndicat qui a pour mission de prenüre toutes les mesures nécessaires à leur développement et à leur prospérité.

En Angleterre, l’institution des bibliothèques populaires est presque contemporaine.

Une loi de 1850 « autorisé les villes à s’imposer pour la fondation ei l’entretien de bibliothèques communales gratuites, Actuel-

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lement, quatre-vingt-seize villes des Iles Britanniques en sont dotées. [Les plus importantes sont celles de Manchester, avec une circulation de 971,337 volumes, et de Liver:

pool, avec un mouvement de 935,689 volumes, en 1881.

En Ecosse, l’agitation en faveur de l’établissement de bibliothèques publiques s’est . développée rapidement jusque dans les plus petites villes. C’est ainsi qu’à Peterhead, une des villes les moins importantes du nord du pays, il a été unanimement décidé dans une réunion des contribuables de créer une de ces bibliothèques.

Qu'on me permette de faire ici une toute petite digression pour rappeler que notre mère-patrie l'Angleterre est l’un des pays qui depuis quelques années ont fait le plus —en exceptant peut-être les Etats-Unis — pour l'amélioration intellectuelle des classes laborieuses.

L’une de ses dernières fondations mérite même une mention toute spéciale à cause des heureux résultats qu’elle a déjà produits. Je veux parler de cette institution toute récente connue sous le nom de Palais du Peuple et qui fonctionne dans le plus grand quartier industriel de Londres — White Chapel,

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Le titre n’a rien de fallacieux. Palais, il y a, par les dimensions colossales de l’édifice, par les services multiples qu’il renferme et par la foule considérable qui s’y presse chaque jour.

Un journal anglais disait récemment que les constructions avaient absorbé plus de deux millions fournis par des dons, le budget annuel dépassant lui-même $60,000.

L'idée des fondateurs de cette institution a ett de procurer à la classe ouvrière de ce quartier de Londres des distractions saines et itvéressantes, pour l’arracher aux publichouses. Pour atteindre ce but, l’on a installé dans le Palais du Peuple une immense salle de spectacle où cinq mille personnes peuvent trouver à se placer et assister moyennant trois pence, soit à un concert, soit à une représentation théâtrale, soit à quelques pantomines ou à une conférence artistique ou littétéraire

Mne autre salle est affectée aux expositions dé péluureou d'œuvres d'artou même encore à l'exposition des travaux libres d'artisans et dessinateurs industriels.

Puis, comme couronnement, dans une autre partie de l’édifice, une superbe bibliothèque de 15,000 volumes où se trouvent toutes les revues et tous les journaux anglais, et qui est

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