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ouvrages se rapportant aux industries établies dans le district.
À Paris, le mouvement des prêts des bibliothèques municipales a été comme suit :
1887 1888 1,193,888 livres 1,277,486 En Belgique, sur 2,593 communes, 442 possédaient, en 1887, 446 bibliothèques établies sous le patronage de l’administration
communale. Leurs catalogues contenaiïent |
ensemble, 1,243,409 ouvrages, elles avaient été - visitées par 97,110 lecteurs et avaient 122,601 lecteurs au dehors.
Les prêts pendant l’année se sont élevés à 992,844.
Le peuple, dit M. Helbronner, veut s’instruire et les pouvoirs publics rivalisent avec
l'initiative privée pour satisfaire ses aspira-
tions. En dehors des bibliothèques nationales, provinciales, municipales ou communales, les sociétés ouvrières, les syndicats ouvriers ou de patrons, les sociétés industrielles ont fondé des bibliothèques ouvertes à tous gratuitement ou à peu de frais. Là où 1! y a une bibliothèque on est sûr de trouver un programme de cours ou de conférences grâce au dévouement du corps enseignant, et en général à celui de toutes les personnes
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Dans la province de Québec — il faut bien le confesser — nous sommes encore sous ce rapport dans la première enfance, et, à moins de travailler sans plus de retard l'opinion, à moins d'arriver à la pénétrer de l’utilité incontestable de ces institutions, nous sommes menacés de ne pas atteindre de sitôt le but
que nous poursuivons.
Dans l’organisation de ce mouvement, la
© province d’Ontario a déjà pris le pas sur nous
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depuis assez longtemps. Il est en effet bon nombre de villes et même de villages dans Ontario qui ont leurs bibliothèques.
La plus considérable et la mieux organisée est celle de Toronto, fondée en 1884. Elle contient actuellement 60,000 volumes.
Les administrateurs de cette bibliothèque ont récemment publié—en février 1890—un rapport qui nous renseigne exactement sur À son développement. 1
‘1889, dit ce rapport, a été une année à remarquable au point de vue des progrès accomplis. L’on constate même une augmen- # tation notable dans la circulation du nombre 4 de volumes depuis le mois de janvier 1889. 4 |
‘* Ainsi le nombre de livres prêtés durant 4 l’année s’est élevé à 310,945, contre 379,160 en 1888—ce qui fait une augmentation de onze pour cent. Dans le cours dela dernière année, ajoute le rapport, 5,500 volumes ont été acquis
par la bibliothèque qui en renferme maintenant 60,000.
Cette circulation de 310,000 volurnes en | une seule année est vraiment étonnante.
Comparativement à la population, le résultat est immense et place la bibliothèque de :
Toronto au sixième rang parmi les bibliothèques américaines qui disposent d’une grande * circulation. 1
Les finances de cette institution sont des l plus florissantes. Ses revenus se sont élevés, :
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l'an dernier à $57,327, en y comprenant la subvention de $200 accordée par la législature d'Ontario et $754 d’amendes perçues. 1
La dépense dans la même période n'a pas dépassé $33,000,
Il y a plus. Les directeurs de cette institution ont décidé d’ajouter une autre aile à leur bibliothèque, et l’on estime que cette nouvelle construction va coûter $30,000. On n’a pas à s'inquiéter des fonds, la ville étant disposée à les fournir.
Parlant des bibliothèques gratuites de la province d'Ontario, le Globe de Toronto signalait au mois de mai dernier, les progrès de la population de cette province dans ce qu’il
De 1883 à 1889— constatait le grand journal torontonien—le nombre des instituts d’ouvriers et des bibliothèques gratuites est monté
à 187 ; le nombre de membres et de lecteurs de 18,672 à &8,819 ; le nombre de jour-
naux et revues de 1,540 à 3,425 ; le nombre de volumes dans les bibliothèques de 154,093 qu'il était en 1883 atteint aujourd'hui 889,225 ;