‹ Les bibliothèques populaires [microforme]Chapitre 22 sur 26 · LA COOPÉRATION DES VILLES · texte numérisé non relu

LA COOPÉRATION DES VILLES

I] n’est que juste de dire qu’un mouvement a été tenté en ces derniers temps pour arriver à une solution pratique du problème dont nous nous occupons. Des citoyens de Québec d’un patriotisme et d’un zèle bien connus, et

dont les noms nous ont déjà été divulgués par

les feuilles publiques, ont constitué un bureau de direction et ont courageusement pris l’initiative de la nouvelle organisation. ! Ils se

1 — Le bureau de direction de la nouvelle Bibliothèque des Ouvriers de Québec se compose de M. l'abbé Bélanger, curé de St-Roch, qui en est le président ; de M. J.-B. Laliberté, trésorier ; de M. Chas-T, Côté, sectétaire ; de l'honorable G. Bresse, et de MM. Z. Paquet, G. Rochette, J.-B. Provost, Ed.-J. Angers, Jos. Turcotte, Ph. Gagnon et F.-X. Drolet.

La Bibliothèque des Ouvriers est installée à St-Roch, rue de la Couronne. Elle possède une magnifique collection de journaux, et quatre à cinq cents volumes, ce qui n’est pas suffisant.

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sont adressés en premier lieu à la législature qui, sans hésitation aucune, a accédé à leurs demandes. Il leur reste à frapper à d’autres portes, où l’accueil, il faut l’espérer, sera aussi hospitalier etse tiaduira par des secours également appréciables.

Ce mouvement auquel ont pris part de sincères amis de l’éducation est très sérieux.

J’ajouterai que le sentiment philanthropique qui l’a dicté est des plus louables et mérite à tous égards de trouver un écho au sein des classes dirigeantes.

Il y a plus.

Le conseil municipal de Québec — et je dirai la même chose du conseil municipal de la grande métropole commerciale — qui se compose, pour la plus grande partie, d’hommes qui ont vécu avec le peuple, qui en connaissent conséquemment les besoins et les aspirations, ne saurait refuser à son tour de s'associer, d’aider de ses deniers une œuvre de cette importance, alors que la demande lui en sera faite. Ce n’est pas précisément un précédent qu’il créérait. Il a pour se guider dans cette voie, pour motiver son adhésion et l'emploi de ses deniers, l’exemple donné depuis de longues années par la plupart des corporations municipales des Etats-Unis, de

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l’Europe et même de la province d’Ontario. Dans certains centres du Haut-Canada !—je lai établi il y a un instant — les autorités municipales n'hésitent pas même à recourir à une taxe spéciale pour couvrir les frais d’aménagement et d'installation de pareils établissements. |

Il importe donc de ne point se faire illusion sur ce point: qu’il est possible de monter convenablement une bibliothèque avec la seule subvention en argent accordée par la législature. Aussi, je prétends que la ville qui veut avoir une bibliothèque chez elle doit intervenir et payer sa quote-part des frais généraux. La raison en est bien simple.

Etant donné les besoins du pays qui sont fort

! considérables, une législature, en lui prêtant

même la meilleure volonté du monde, ne peut que souscrire une somme relativement

à restreinte. C’est à la ville intéressée à faire le

reste.

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