‹ Les bienfaiteurs; comédie en quatre actesChapitre 130 sur 135 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

VALENTIX SAI.VIAT

Et à Landi'ucy ?

GF.OKGKTTi;

,1c lie sais.

VALENTIX SALVIAT

Il faut maintenant que nous leur annoMcions la gramle

iioiiveHc.

(;E()iu;ETr

Oui.

VALENTIX SAL\L\T

Vous ne regrettez rien :'

(■.!.j)ii(;Er!E Rien.

VALEXIIX SALVIAT

Alors... Voulez-vous être assez ainiahlejxjur alK-r les

rlierriier ?

(;eoiu;i;iti;

J'v vais. i/://e sort par la droite.

SCÈNK VII

YALENTIN SALVIAT, seul, puis LANDRECY, PAULINE. GEORGETTE. Valentin Salviat, seul, se promène de long en large en réfléchissant profondément. Entrent Landrecy, Pauline et Georgette.

valextix SALVIAT, à pleine \'oix.

Mon cher Lanclrec}^ et toi, ma chère Pauline, regardez cette jeune fille. Voilà une pauvre petite qui ne m'aime pas, qui n'a que de la répulsion pour le vieux bai'bon que je suis, elle aime un jeune homme quiTainKet qui est digne d'elle; eh bien, elle est venue ici, m'offrir sa main parce qu'on lui a dit que si elle ne m'épou-

sait pas, je parlirais, que mon départ causerait votre ruine. Elle se sacrifiait non seulement à vous, mais aux pauvres, aux œuvres de charité. Elle sacrifiait sa jeunesse, son bonheur, sa beauté, sa vie tout entière à je ne sais quelle fausse idée du devoir. Je ne veux pas de votre sacrifice, mon enfant, et je plains celui ou celle qui a été assez cruel pour vous le conseiller...

GEORGET'i'E, éclatant en sanglots et tombant sur une chaise.

Mon Dieu ! Mon Dieu !

PAULINE, à genoux près d'elle.

Je te demande pardon, Georgette ! Je te demande

pardon!... \A son mari.] Oui, Robert, mon frère dit

vrai... c'est moi... c'est moi qui l'ai suppliée, qui l'ai

poussée à cela. J'étais folle... Je vous demande ])ardon.

GEORGETTE, l'embrassant.

Maman !

LANDRECY

Hélas ! nous n'avons donc fait que semer du malheur autour de nous?

PAULINE

Hélas ! {Ils sont tous les trois abattus et assis. Valcntin Salviat seul est debout.

VALEXTIN SALVr\T

Ne pleurez plus, Georgette, car votre sacrifice n'aura été inutile ni pour vos parents, ni pour les pauvres. Seulement vous méritez d'être grondée très fort, mon enfant, parce que nul n'a le droit de faire ce que vous vouliez faire. Nul n'aurait le droit de se vendre, même si cela devait sauver le genre humain. Oui, vous méritez qu'on vous gronde très fort el vous méritez aussi qu on se mette à vos ijenoux. Voire couraoe m'a (rouble comme

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