ACTE DEUXIÈME
toute une révolution industi-ielle. En même temps que la distinbution de la force à domicile...
VALENTIX SALVIAT
Comme vous êtes savante !
GEOUGETTE
Oh ! je répète ce que j'ai entendu dire, voilà tout !
VALEXTIN SALVIAT
Ma cousine, voulez-vous être ma femme ?
GEORGETTE, troublée, mais se forçant à rire.
Ah! ah!... Eh bien, si je m'attendais à quelque chose, ce n'était pas à ça... Ah ! ah ! ah! Vous m'avez presque fait peur!... En France, maintenant, on prévient les gens avant de leur dire des choses semblables. . . (Riant, j Et c'est parce que vous m'avez crue savante que... mais, mon cousin, il y a des doctoresses, il y a...
VALEXTIX SALVIAT
Je vous parle sérieusement.
GEORGETTE
Oui, oui, oui! Vous voulez vous moquer de moi!
VALENTIX SALVIAT
Je vous jure..*
GEORGETTE
Ne jurez pas. Vous m'avez jadis reproché d'être un peu orgueilleuse. Je me le rappelle très bien. Vous vous êtes dit : « Je vais voir si cette petite prendra au sérieux... » Et si je vous avais répondu oui... ou non, vous seriez parti d'un grand éclat de rire... Et vous auriez été raconter l'histoire à mon oncle, et cela vous aurait fort amusé... Eh bien ! mon cousin, ce n'est pas gentil, et je m'en vais fâchée contre vous, très fâchée.
VALENTIN SALVIAT
Restez, je vous en prie. Je n'ai aucune envie de me moquer de vous, et vous le savez bien.
GEORGETTE
Je vous dis, moi, que je ne suis ni aussi naïve, ni aussi vaniteuse que vous le pensez... Allons, adieu. Si c'est un pari que vous avez fait, vous l'avez perdu, mon cousin. Au revoir. (Elle rit et veut sortir.)
VALENTIN SALVIAT, l'arrêtant de la voix et avec force.
GEORGETTE
Monsieur !
VALENTIN SALVIAT
Je ne suis pas homme à plaisanter ainsi..". Encore une fois, vous le savez. Et vous voyez bien que je ne plaisante pas. Je vous répète ma demande : Voulez-vous être ma femme ?
GEORGETTE
Ces choses-là ne se disent pas aux jeunes filles, monsieur, mais d'abord à leurs parents.
VALENTIN SALVIAT
C'est possible. Moi, c'est à vous que je m'adresse, et je vous supplie de me répondre. D'ailleurs, ni votre père, ni votre mère...
GEORGETTE
Vous savez bien qui les remplace. Mais puisqu'il faut que je croie que vous parlez sérieusement, — car vous n'auriez pas mêlé le souvenir de mon père et de ma mère à une plaisanterie, — c'est donc sérieusement que je vais vous répondre. Celle qui sera votre femme,