ACTE DEUXIÈME
monsieur, ne doit resseubler en rien à la jeune fille toute simple que je suis.
VALENTIN SALVIAT
Si vous étiez autre, je ne vous aimerais pas.
Vous vous trompez alors, et il est heureux pour vous et pour moi que je ne me trompe pas avec vous. Votre femme devra être préparée au rôle qui lui est destiné dans la société. Moi, je ne saurais pas le tenir, et vous seriez bien vite las d'une provinciale ignorante et timide.
VALENTIX SALVIAT
Ah! Georgette! Si c'était la seule raison de votre refus !...
GEORGETTE
N'est-elle pas suffisante ?
VALENTIN SALVIAT
Je déteste le monde et je n'aspire qu'à l'isolement. II sera aussi complet que vous le désirerez.
GEORGETTE
Je ne suis pas la femme qu'il vous faut.
VALENTIN SALVIAT
Je sais bien que si... mais, sans doute, mon âge vous effraie.
GEORGETTE, évasivenient.
Ohl
VALENTIN SALVIAT
Ou plutôt... VOUS m'avez mal jugé. Vous me croyez brutal et sans cœur... Si jamais vous consentiez à... vous verriez, Georgette, combien de tendresse renferme ce cœur qui n'a jamais aimé. Je vous en prie,
laissez-moi continuer. Vous me croyez insensible au spectacle de la misère. Vous vous trompez... D'ailleurs, c'est vous qui auriez le soin de faire la part des pauvres, et elle serait aussi large qu'il vous plairait.
GEORGETTE
J'aici^u, en effet, pendant un moment, que vous étiez égoïste. Maintenant, je sais que cela n'est pas.
VALENTIN SALVIAT
Pourquoi donc ?Tie repoussez-vous?
GEORGETTE
Je ne puis vous le dire.
VALENTIN SALVIAT
Donnez-moi une raison.
GEORGETTE
Je n'ai pas à vous en donner.
VALENTIN SALVIAT
Aimez-vous quelqu'un?
GEORGETTE, ilouce et fcvinc Je ne veux pas vous répondre.
VALENTIN SALVIAT
Je n'accepte pas que votre refus soit définitif.
GEORGETTE
Il l'est, cependant.
VALENTIN SALVIAT
Non! vous réfléchirez... vous consulterez, autour de vous, ceux qui vous aiment réellement.
C'est inutile, et vous feriez mieux de renoncer...
VALENTIN SALVIAT
Vous savez, ma cousine, que, pour arriver là où je