SCENE XX
Lis .M,mi-s, PAULINE, madame PAILLENCOURT, puis GEORGETTE
PLLSIKURS DAMES »
Eli bien, comment cela va-t-il ?
MADAME PAILLENCOURT
l II peu mieux, merci... (Sanglots contenus.)
MADAME GUERLOT
Allons, allons, il faut être raisonnable... ne pas se frapper comme ça...
M AD ami: pecqlet Ea lettre est brûlée... Vous ne l'avez pas reçue...
KSCAUDAIX
A tout prix, il fallait en empêcher la publication, n'isl-ce pas ?
MA dam i: l'AlLLEXCOUP. .
( hii, oui...
MADAME CUERLOT
Toul le monde a pris l'engagement de n'en pas soufflci- mot.
MADAME LE CATELIEH
Cela prouve la nécessité d'une institution dont nous avons déjà parlé quelquefois, la caisse des secours inijiicdials, et dont l'idée première est de madame Lan- (Irecv.
PAULINE
Certes. Il faut absolument faire quelcpie chose dans ce sens. Vous ne sauriez croire lémolion que j'ai ressentie devant cet affreux spectacle de la misère... Xoii,
il ne faut plus que cela soit possible. Il ne faut pas que "dans une ville comme dans la nôtre, des malheureux puissent se suicider parce qu'ils manquent de pain. !1 faut absolument créer une œuvre permanente où quiconque viendra disant : « J'ai faim », pourra exiger comme une dette sacrée qu'on lui donne de ({uoi vivi'e jusqu'au lendemain. A côté de cette œuvre, une autre s'impose où quiconque voudra travailler, pourra venir demander du travail et exiger qu'on lui en [)ro(iir(;. Il l.'faul!