‹ Les bienfaiteurs; comédie en quatre actesChapitre 8 sur 135 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

PAULINE

Failes voir votre figure, mademoiselle.

GEOItOETTE

Oui, ma lante.

PAULINE

I^uisque « vous alliez venir me le dire », je vous ('•coûte... [Elle sourit.)

GEOHGETTE, riant, i'u icinbrasscr.

Ma bonne petite tante...

HENRI

Madame... '// lui prend la main de l'autre côté, puis, comme il voit Pauline sourire, il ajoute tendrement :) Ma bonne petite tante !...

PAULINE

Mes enfants!... [Elle se dégaine.) Allons, c'est pardonné.

HENIU

Georgettc... (// va pour l'embrasser.)

Eh bien! Eh bien!... Asseyez-vous là. [Elle indique à Henri la chaise tout ii fait ii gauche.) Toi, là. Moi, ici. [Elle s'assied.) Et causons. [Georgelte et Henri font quelques gestes, mais ne trouvent rien it dire.)

HENHI, prenant so/i parti.

Madame Landrecy, j'ai l'honneur de vous demander la main de mademoiselle Georgetle.

PAULINE

A la bonne heure. Aux ganls blancs près, c'est correct. Mais ce n'est pas à moi qu'il facl vous adresser. Bien qu'elle nous appelle oncle et tante, Geoi'gette,

VOUS le savez, n'est que notre cousine, et elle dépend de son tuteur, qui est mon mari. C'est à lui que...

HEXtil

Jamais je n'oserai...

PAULINE

Il faudra bien.

IIEXRI

Ensuite, consentira-t-il ?

PAULIXE, souriant.

.Te *âcherai de le décider. Nous lui en parlerons dès ce soir... Mais pourquoi n'est-il pas rentré avec vous ?

HKXIU

Le patron l'a fait demander au moment de la fermeture des bureaux. Il y a eu, dans le service de Landrecy, je ne sais quelle histoire, à propos d'un ouvrier...

PAULIXE

Ah!

GEORGETTE, SC levant.

... Alors, toi, ma tante, lu consens ?

PAULIXE, .se levant aussi.

Dame ! 11 est travailleur, tu es économe, vous êtes bons tous les deux et tous les deux également pauvres : vous avez tout ce qu'il faut pour faire un excellent ménage.

iiExni Mais... Landrecy ?

PAULIXE

Il vous aime bcaucoujt... Va puis, pei'sonne ne voudrait de Georgelte... [Moin-enient d Henri. Riant.) Mais non !... elle n'a pas de dol, d vous savez comment on appelle notre maison : la maison des fous.

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