ACTE DEUXIÈME
involôiilaire. Vous n'aurez pas à vous occuper de cetle enfant. Nous nous chargeons dr- tout.
.MADAME PKCQUET
Pardon... pardon... Qu'est-ce que vous entendez par « nous » ?
MADAME PAILLEXCOUI5T
J'entends l'œuvre dont je suis la présidente.
MADAME PrCQUin
Nous rendons justice à la spontanéité de vos sentiments, ma chère madame, et nous reconnaissons bien là votre bon cteur ; mais il ne paraît pas possibh;, à moi du moins, que vous donniez suite à votre projet.
.MADAMH PAILEEXCOUlîT
Va pourquoi ?
MADAME PKCQUET
Nous savons que le budget de votre œuvre suffit à peine à vos besoins... puisque vous êtes forcée de faire une loterie pour combler un déficit.
MADAME PAILLKNCOUlîT
Je prendrai les frais à ma charge.
Au conti'aire, l'œuvre dont j'ai l'honneur d'i^lre la présidente a'un important disponible. Je demande donc que l'enfant nous soit attriiniée.
ESCAUDAix, à madame Paillencourl, bas.
Est-ce cjue vous allez laisser cette fillette aux soins d'une société sans religion comme l'est celle de madame Pecquet ? Songez donc, quelle superbe réclame pour l'œuvre c[ui aura la petite ! [Haut.) Pardon, madame la présidente, il me semblait naturel que l'i-nfant fût conliée à 1 œuvi'e de madame Paillencourt ; mais, du
moment qu'on lui conteste ce droit, je réclame l'orplieline pour la mienne.
MADAME GUHRLOT
Moi aussi.
MADAME RONCHERONNES
Moi aussi.
MADAME PECQUET
C'est moi qui l'ai demandée la jjremière.