‹ Les Bienfaits de la SymphyseotomieChapitre 37 sur 37 · TATE · texte numérisé non relu

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2 accouchement, provoqué en mars 1890 à la Clinique Baude locque (no 192).

D.R. : 10 juin.1889; entrée à la Clinique le 24 mars 1890.

Le palper mensurateur fait constater que la tête déborde.

Le 26 mars à 10 heures du matin, provocation de l'accouchement par M. Pinard à l'aide du ballon Champetier.

Débutdu travail à 41 heures du matin ; expulsion du ballon à 5 heures du soir. On rompt les membranes et on trouve une présentation du siège décomplété mode des fesses.

A 6 heures extraction simple (sacro-droite) d'une fille vivante de 2,240 gr., longue de 46 centim.

Diam. O.M. 117 S.O.F. 10% O.F. 112 Bipariétal 88

Mise dans la couveuse jusqu'à son départ elle pèse à la sortie le 14e jour 2,110 gr.

Elle a survécu jusqu'à aujourd'hui.

Suites de couches normales.

3° accouchement. |

Début du travail le 27 janvier 1893 à 9 heures du matin.

Entrée à la salle de travail à midi, la dilatation étant comme 5 fr. ‘Tête non engagée en D.T.

La dilatation est complète à 3 h. 45 du soir.

A 4 h. 45, M. Bouffe pratique la rupture artificielle des membranes ; il s'écoule un liquide vert et épais. Mais comme les battements du cœur paraissent bons, on ne croit pas devoir prévenir M. Pinard.

La tête s'engage et descend lentement, car le faux promontoire met obstacle à la descente du pariétal postérieur. Les battements du cœur se maintiennent bons, mais, à l'expulsion qui se fait spontanément à 5 h. 45 (soit 2 heures après la dilatation complète) l’en- ‘ant est en état de mort apparente. On perçoit les battements du cœur. On retire des voies respiratoires du liquide amniotique purée. Malgré les frictions, les bains sinapisés, l'insufflation, l'enfant ne respire pas. Et les battements du cœur cessent à 6 h. 15.

Fille de 3,300 gr., longue de 50 centim..

Diam. : O.M. 138 S.O.F. 92

sul O.F. 122 Bipariétal 9 | : S.0.B.90 Bitemporali80 Suites de couches normales. ;

constate que la tête est très inclinée en arrière. La base du crâne regarde presque en avant, et je saisis la tête par les oreilles pour faire le broiement. Des tractions n’entrainent point la tête.

« 4e applicalion. — Une 4 application n'est pas plus heureuse. Je préviens M. Pinard qui pense que le broiement n’est pas suflisant et me conseille de le compléter.

« 3e application. — En raison de la situation élevée de la tête, je prends le basiotribe nouveau modèle et je commence par la branche droite. Le broiement s'opère, mais Ja tête ne s'engage pas.

« 6° application. — Je mets le perforateur à peu près au centre de la base du crâne et j'introduis d’abord la branche gauche. Le broiement s'opère et je finis par engager la tête.

« Difficultés très grandes pour l'extraction des épaules ; ayant abaissé l'épaule gauche qui se trouve à gauche, il nous est impossible à Mile Roze et à moi de casser le bras pour l’abaisser. De guerre lasse je sectionne l’épaule, je la désarticule avec les ciseaux en ayant bien soin de protéger les parties maternelles avec mes doigts.

« Une fois le bras coupé, les tractions exercées sur le cou du fœtus permettent dabaisser assez facilement l'autre épaule. » |

Il est 6 h. 35 du matin.

L'enfant est un garçon de 58 centim. de long et qui pèse 4,980 gr. {avec le basiotribe).

Suites de couches apyrétiques.

Sortie en bon état le 29 mai.

Vu : Le Doyen, BROUARDEL. Vu par le président de la thèse, TERRIER.

Vu et permis d'imprimer :

Le dice-recteur de l’Académie de Paris, * GRÉARD.

IMPRIMERIE LEMALE ET Ci, HAVRE

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