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Nécessairement, avant de rechercher comment il faut appliquer et utiliser l'instrument, nous devons d'abord étudier l'attitude de la tête à saisir, ses rappports avec l'anneau pelvien rétréci, et le mécanisme par lequel elle le traverse lorsque l'accouchement arrive à se. terminer spontanément.
La tête fœtale retenue au détroit supérieur moyennement rétréci, yest en position transversale, locciput regardant directement à gauche ou directement à droite, un pariétal en avant, l'autre en arrière.
Elle est ordinairement peu fléchie : le doigt explorateur touche presque aussi aisément la fontanelle frontale que la fontanelle occipitale.
En raison de l'attitude normale de l'utérus qui est beaucoup moins oblique que laxe du détroit Supérieur, l’axe de la tête ne correspond pas à l'axe de ce détroit. Cette tète asynelitique, en position transversale tombe (la femme étant debout), presque d'aplomb sur le dessus du pubis, quoiqu’elle touche en arrière le promontoire ; de telle sorte que la suture sagittaleou interpariétale, transversalement dirigée, se trouve presque immédiatement derrière l’arc antérieur du bassin. Le pariétal antérieur surplombe et déborde la symphyse ; il est inaccessible au toucher dans sa plus grande partie ; au contraire le pariétal postérieur occupant presque à lui seul toute l'aire du détroit supérieur se laisse atteindre le premier et explorer dans toute son étendue jusqu’au pavillon de l'oreille situé à six ou sept centimètres du sinciput, à peu près à la hauteur du promontoire (fig. 353 tête grise, p. 47).
La tête se présente donc deux fois mal, par les côtés et non fléchie.
Lorsque les contractions utérines, que pour le moment nous supposerons eflicaces, poussent le fœtus, on voit la présentation du pariétal postérieur s’accentuer d’abord, parce que la tête, jusque-là mobile, se fixe sur l'entrée du bassin en amorçant son engagement.
Peu à peu la flexion de la tête s'opère. Examinons-en les effets : elle rejette l'oreille du côté de l’occiput, relève la tempe et l'amène, cette région préauriculaire déprimée et dépressible, au droit du promontoire, là même où étaient l'oreille, le temporal et le pariétal relativement saillants et résistants. En même temps, les bosses pariétales s’avancent du côté où était le front, franchissent la ligne médiane et s'arrêtent un peu au delà (voy. fig. 354, p. 18).
Cette flexion s'accompagne peut-être d’une petite modification de
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lorientation initiale de l'occiput qui, au lieu de rester transversale pure deviendrait légèrement antérieure.
En résumé, la tempe postérieure est sur la ligne médiane postérieure, appliquée au côté du promontoire, tandis que la bosse pariétale antérieure avoisine la ligne médiane antérieure et saille audessus du pubis.
Quant à la bosse pariétale postérieure, il y a longtemps qu'elle est engagée, qu'elle est plus basse que le promontoire et qu'on la sent en arrière, à distance de la concavité sacrée. Si elle était rapprochée de cetie concavité, la suture sagittale s'éloignerait de l'arc pelvien antérieur, le pariétal antérieur s'engagerait et bientôt sa bosse seule résisterait sur et derrière le pubis.
Les contractions utérines déterminent peu à peu ces changements d'inclinaison de la tête et forcent l'axe de l’ovoïde céphalique, qui d’abord était si loin de concorder avec l'axe de l'excavation, à diminuer sa divergence, à se rappocher de ce qu’on appelle le synclitisme. Ainsi agit, dans les expériences sur le mannequin, la pression du doigt s'exerçant sur le pariétal antérieur ou celle du levier de la figure 353.
L'engagement ainsi mis en voie s'achève par le même mécanisme.
Le diamètre céphalique qui souffre va du versant occipital de la bosse pariétale antérieure peu réductible et proéminente, à la tempe postérieure qui se laisse déprimer par le promontoire. A mesure que cette dépression s'opère, la bosse pariétale descend et s'engage : alors la tête est enclavée, comme disaient nos vrais maitres Smellie, Levret, Baudelocque; elle semble me pouvoir ni descendre ni remonter.
Brusquement, la bosse pariétale antérieure ayant franchi le détroit, la tête tombe sur le plancher de l'excavation. Ainsi une tête ayant un diamètre bipariétal de 9 centim. 1/2 peut franchir un diamètre promonto-pubien de 8 centim. et peut-être moindre encore (1).
(1) Ce passage est le résumé de recherches anatomiques, expérimentales et eliniques qui ont abouti à la démonstration de ce que L.-H. Farabeuf avait conelu de ses expériences cadavériques etque, par déférence pour les maîtres de l'obstétrique, il n'avait donné que comme hypothèse anatomique. Ce mécanisme tout à fait contraire à celui qu'on enseignait alors fut formulé et figuré en 1886 par L.-H. Farabeuf dans son (cours public à la Faculté de médecine, décembre 1886.) A cette époque Ja présentation du pariétal- postérieur (Hinterscheitelbeinstellung des auteurs allemands) ci-dessus décrite comme la règle était considérée comme exceptionnelle dans les bassins viciés (voir Pinard et Varnier, études d'anat. obstétr., Paris 1892, p. 63, note 1.)
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