‹ Les bienheureux martyrs de SalsetteChapitre 3 sur 88 · RODOLPHE D'ACQUAVIVA · texte numérisé non relu

RODOLPHE D'ACQUAVIVA

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Acquaviva et Atri.

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jUR une colline escarpée des Abruzzes qui domine le ruisseau de Piomba, et les fertiles campagnes du littoral, à quatre milles à peine de l'Adriatique, à quinze milles au nord de Chieti , se dresse l'antique cité d'Atri. Humble ville aujourd'hui de la province de Teramo, la noble Hadria eut ses jours de célébrité. Annibal l'avait traversée (i), l'empereur Hadrien (2) y était né, et, au XIV^ siècle, après avoir failli donner son nom au chimérique royaume d'Adria (3), elle était devenue la capitale du comté, ensuite duché d'Atri.

A cette curieuse époque, l'Italie présentait un étrange spectacle. Les républiques de Toscane étaient sans cesse troublées par des querelles de partis ; la double élection d'Urbain VI (3 avril 137S), et de Clément VII (21 septembre 1378), venait d'inaugurer le grand schisme d'Occident, et la mort de la reine Jeanne (1381), allait aussi jeter le royaume de Naples dans les hasards d'une guerre de succession.

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