‹ Les bienheureux martyrs de SalsetteChapitre 4 sur 88 · L. I. — ATRI · texte numérisé non relu

L. I. — ATRI

Jeanne avait adopté en mourant le duc d'Anjou ; mais Charles, puis Ladislas de Durazzo, descendants directs du chef de la dynastie angevine, prétendaient bien retenir la couronne de Naples et la défendre contre Louis IL — Ladislas était soutenu par le pape de Rome Urbain VI, par la noblesse italienne et tout le vieux parti guelfe. Clément VII, l'antipape, que la reine Jeanne avait reçu dans ses Etats, favorisait au contraire Louis d'Anjou, et c'est ce prétendant qu'il imagina d'investir du royaume d'Adria, taillé en partie dans les États de l'Église.

Mais tandis que l'idée d'un royaume d'Adria disparaissait avec Clément VII (i), Ladislas de Durazzo, maître enfin du royaume de Naples (1386), créait, en 1393, le comté d'Atri en faveur d'un gentilhomme de la Marche d'Ancône, Antoine d'Acquaviva (2), qui s'était sans doute distingué dans la guerre contre les Angevins, mais qui dut pourtant payer trente-cinq mille écus d'or son comté d'Atri et de Teramo.

D'abord simple comté, le fief d'Atri ne tarda point à devenir duché (1416), et les quatre fils d'Antoine en

1. Mort le 16 septembre 1394. — La bulle confe'rant à Louis d'Anjou le royaume d'Adria fut signée à Sperlonga, le 17 avril 1379, mais elle ne fut jamais promulguée ni exécutée.

2. La famille d'Acquaviva remontait au XII® siècle. Elle était originaire ri'nn bourg situé à quinze milles de Bari, au nord de la source delà Ragnola, rivière parallèle au Tronto, et qui se jette dans le golfe de Venise, à douze milles d'Ascoli. — Acquaviva devait son nom aux belles sources d'eau vive qui jaillissaient de son sol dès qu'on le creusait.

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