‹ Les bienheureux martyrs de SalsetteChapitre 7 sur 88 · ACQUAVIVA ET ATRI · texte numérisé non relu

ACQUAVIVA ET ATRI

l'avait été à son prince, ne se servit de sa faveur que pour obtenir le pardon du duc d'Atri, et, à sa prière, le comté de Conversano fut rendu au duc, — Bélisaire reçut en compensation le comté de Nardo (i).

La fortune d'Aragon n'allait pas tarder à sombrer. Frédéric II, chassé de Naples par Louis XII et retiré en France, put bientôt voir Ferdinand le Catholique, sous prétexte d'épouser sa querelle; s'emparer pour son compte du royaume de Naples (1504), et régner à sa place sur l'Italie méridionale.

La domination espagnole mit un terme aux divisions qui avaient ensanglanté le royaume, et la noblesse, condamnée à la paix, ne mit plus son ardeur qu'à seconder ou à suivre le mouvement littéraire et artistique de la Renaissance.

A l'exemple de son aîné, Bélisaire d'Acquaviva se fit le protecteur des lettres. Membre assidu de l'Académie de Pontanus, il essaya de rétablir à Nardo une Académie qui y avait autrefois existé, sous le nom du Laurier. Ami de Léon X, de Clément VII et de Paul III, le duc de Nardo fut lui-même un auteur estimé, et il a laissé un volume in-folio (2) contenant, entr'autres opuscules, des traités sur l'éducation des enfants des princes, sur la grande chasse et la chasse

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