Les biens des Jésuites au Canada [microforme]
Je suis chargé par Monseigneur l'Archevéque de transmettre à Votre Grandeur copie de l'extrait ci-incius d'une lettre officieuse adressée à Na Grandeur le ler du courant, au sujet du terrain des casernes des Jésuites. Mgr l’Archevèque désire surtout avoir l'opinion de V. G. sur le moyen proposé dans le paragraphe : * Le seul moyen....” Ilsuflira de lui répondre pour mercredi prochain, jour auquel il arrivera à Québec.
J'ai l'honneur d'être, De Votre Grandeur, le très-dévoué serviteur,
CYRILLE E. LEGARE, V.-G.
Voici l'extrait de cette lettre :
“I y a une difficulté insurmontable à ce que le Gouvernement, comme le suggère Votre Grandeur, lui communique les propositions qu'il a à faire au sujet du terrain des casernes des Jésuites. Ce terrain ne lui a pas été transféré d'une manière absolue ; il n'en a que la possession et la jouissance. Ce terrain a été cédé ou plutôt abandonné avec toutes les autres propriétés gardées pour des fins militaires, par le Gouvernement Impérial au Gouvernement Fédéral en 1871. En 1874, le Gouvernement Local ayant exprimé le désir de convertir les casernes en bureaux publics, ou de construire des bureaux publics en cet
endroit, le Gouvernement Fédéral lui en abandonna la possession et la jouis-
sance, On fit examiner l'édifice et l’on crut qu'il menagçait ruine. Il fut en conséquence décidé de le démolir et d'en construire un autre à la place. Des plans furent même proposés en conséquence et soumis à la législature. Plus tard on décida de construire les bureaux publics sur la grande allée. “Comme Votre Grandeur peut le voir, le Gouvernement ne se trouve pas en position de traiter au sujet de la propriété de ce terrain. Le Gouvernement Impérial peut seul le faire et il est probable que s’il entendait parler qu'on veut remettre cette propriété aux Jésuites, il la réclamerait de suite. Le Gouvernement Local n'a aucune objection à construire un Palais de Jus-
tive en cet endroit, car il sait très-bien qu'il ne sera jumais inquiété tant que le
terrain sera utilisé pour une fin de ve genre mais il ne peut soumettre ancune
proposition sur la propriété d'un terrain dont il n'est que le détenteur. “Le seul moyen de ne pas perdre ln chan:
à Pas
‘e de voir construire en cet endroit la ville et un avantage matériel considéslastiques environnantes, ce serait que Votre Grandeur, après avoir pris l'avis de ses Collècues, si c'est nécessaire, écrivit au Gouvernement une lettre dans laquelle
se sur la propriété du terrain, dé
construise un Palais de Justice, avec l'entente que cela ne préjudiciera en aucu-
un édifice qui serait un honneur pour rable pour les propriétés eré
‘après avoir réservé tous les droits de l'Egli-
larerait qu'Elle n'a aucune objection à ce qu'on y
ne manière la solution de la question pendante, et ne devra pas être considéré
comme Une renonciation aux prétentions de l'E
œlise,
“Sans cela, je crains que nous ne perdions pour toujours la chance de voir cette amélioration publique. Et si cela arrivait, je ne dissimule pas qu'il en résulterait un mécontentement qui réjaillirait sur tiendrait responsable du dommage souflert par |
l'autorité ec lésistique que l'on à ville.”
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