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Mais, après avoir fait remarquer qu'un édifice bâti par usurpation sur un ter rain sucré serait un déshonneur pour lu ville, et que le véritable honneur, c'est l'honnéteté. de dois dire que le moyen indiqué par la lettre n'est pas le ‘seul moyen.
l'our Le collège des Jésuites, comme pour toutes les propriétés eecléstastiques, on peut et on doit s'entendre avec les Evéques: les Evéques n'ont pas lintention de bouleverser le droit social ni de méconnautre les conséquences inévitables d'une longue usurpation. Hs ont ie droit de traiter avec le gouvernement pur voie d'indemnité raisonnable el de transaction. Tous les intérêts seront conciliés par ce moyen, et ceci est le seul vrai moyen digne d'un gouvernement honnéte. N'ille prend, il aura la chance de voir * l'amélioration publique ? dont il parle. Qu'il présente donc ou soutienne au Parlement Fédéral le grand projet des restitutions où des indemnités à offrir à l'Eglise pour les biens usurpés. [1 lui sera facile alors d'acquérir l'emplacement désirable.
de motif. * Si cela arrivait (c'est-à-dire l'échec du projet) je ne dissimule pas qu'il en résulterait un mécontentement qui rejaillirait sur l'autorité ecclésias- “tique que l'on tiendrait responsable du dommage souffert par la ville."
Que signifie cet essai d'intimidation ? Croit-on que les Evèques pour remplir leur devoir envers l'Eglise se laisseront influencer par la peur de l'opinion?
Dans certaines questions irritantes, il est parfois prudent de dissimuler, et de ne pas soulever inopportunément les colères de l'opinion. Mais dans les questions de justice, duns la défense des propriétés de l'Eglise, c'est pour les Evêques catholiques une glorieuse tradition de faire leur devoir hardiment, fallüt-il braver plus que l'opinion: et l'histoire même de la couronne d'Angleterre qui s'est approprié les biens des Jésuites an Canada, pourrait en offrir d'illustres exemples
Chaque fois que le gouvernement fait un nouvel acte de propriété sur Îles biens dont nous sommes, non les maitres, mais les défenseurs et les administrateurs responsables, notre devoir est de revendiquer ou de protester. Quel usage ferions-nous autrement du mandat à nous confié par l'Eglise ?
Du reste, c'est le sort des Évéques actuellement de ne pouvoir rien entreprendre pour la revendication de ces biens sans être en même temps attaqués d'un côté par un parti hostile et soutenus de l'autre par les fidéles. Si l'opinion devait avoir quelque influence sureux ce serait celle qui leur rend l'accomplissement de leursdevoirs plus facile, celle des fidèles qui connaissent, respectent et veulent voir respectés les droits et les intentions de l'Eglise, celle des fidèies qui surtout ne doivent jamais être contristés injustement, ni scandalisés
Enfin, je crois que le gouvernement se trompe sur l'état actuel de l'opinion En majeure partie elle est et sera favorable à l'Episcopat luttant pour le &roit. La conscience publique serait soulagée par un arrangement équitable, dans une question qui depuis près d’un siècle est un sujet de trouble profond.
în finissant je ne veux plus relever qu'une courte phrase : “Il est probable, que
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si le Gouvernement Impérial entendait parler qu'on veut remettre cette pro “ priété aux Jésuites, il lu réclumerait de suite,”
Abstraction faite de lu justesse de l'aperçu, je regrette que le gouvernement attache quelque force à cette considération. Ni les Jésuites étaient en cause, l'antipathie du gouvernement ne suffirait pas pour décider de la question de droit. Il s'agit de justice, et non de sentiments plus ou moins avouables, Mais les Jésuites ne sont pus en cause ; il s'agit des Évêques, seuls mandataires de l'Eglise. Je n'admettrais pas qu'un gouvernement usurpateur put dire à l'Eglise propriétaire : “Je pourrais encore consentir à vous rendre les biens qui “ sont à Vous : imuis prévoyant l'usage que Vous pourriez en faire, je n'y con ‘ sentirai pas.”
Quel droit a le gouvernement de préjuger les dispositions de l'Eglise, et surtout de restreindre su liberté dans l'emploi des biens ecclésiastiques au point de Jui refuser ce qui lui appartient, si elle n'épouse ses aversions.
Notre droit à Nous, et son devoir à lui, c'est que l'on entre sérieusement en rapports avec Nous pour traiter de la restitution où de la compensation que l'Église spoliée réclame avec tant d'instance et de raison.
Les Evêques, une fois la question réglée s'entendront avec le NtSiége pour rendre ces biens à la destination fixée par l'Eglise. L'obligation du gouvernement est d'être honnête; la nôtre est de n'être ni dupes de l'habileté, ni complices de l'usurpation.
Telle est. Mer, mon humble opinion sur la demande olflicieuse que le gouvernement & faite à V. G. au sujet du terrain de l'ancien collège des Jésuites à Québec, et que je prie V.G. de faire connaitre aux autres Evèêques de la Provin e.
Je demeure, la plus haute considération,
Votre très-humble et tout dévoué serviteur.
H L, F, Ev. DES TROIS-RIVIERES.