BRACELET DE BRONZE A TÊTES DE TAUREAUX, RÉDUIT AUX
en or, pièces qui sont conservées au British Muséum et qui offrent la plus étroite analogie de caractère avec ces représentations sculptées de bijoux, me font pencher à croire que les fleurs qu'elles reproduisent étaient traitées en feuilles d'or très minces superposées, comme semble avoir été tout le premier bijou qui succéda aux bractées proprement dites. Ce travail mince était ensuite cousu, quelle que soit sa destination, diadème ou bracelet, après une lanière de cuir, ou sur une écorce souple qui lui donnait à la fois la solidité réelle et l'apparence. Il faut aussi mentionner le bracelet publié dans Mycènes, et qui, bien qu'exceptionnellement lourd et massif, offre aussi une grande analogie de dessin avec les bracelets assyriens. Le tour de bras est orné de traits verticaux entre deux marges formées par deux bandes
BRACELETS
circulaires, et de plus est, comme ceux-ci, décoré sur le dessus d'une belle fleur d*or^ Cette fleur forme le centre d'un motif en argent qui semble avoir dû représenter quatre feuilles destinées à encadrer la fleur. C'est le seul bijou appartenant à cette époque reculée dans lequel j'ai vu l'or. et l'argent employés ensemble pour produire un effet décoratif.
La salle des bronzes antiques, au Louvre, conserve un gros et énorme bracelet en bronze, terminé à chaque extrémité par une tête
BRACBLET BN BRONZE.
^ Collection de M. Aug. Castellani.
de taureau chimérique d'un caractère remarquable, qui est de provenance assyrienne.
Il appartient probablement à une époque moins reculée. Il est moulé et massif. Son poids est tel qu'il faut douter qu'il ait jamais servi. Peut-être faut-il y voir un de ces anneaux que les conquérants faisaient porter aux prisonniers de marque dont ils se faisaient suivre partout.
On se rappelle avoir vu, au chapitre précédent, des colliers faits en bronze, dont la spirale formait la caractéristique; l'un d'eux provient de la collection de M. Auguste Castellani, de Rome, ainsi que ce bracelet dont le caractère d'ornementation rappelle d'une façon remarquable un bracelet d'or trouvé* sur l'emplacement présumé de Troie. Ce dernier n'est pas fait en mailles à jour comme celui-ci, mais rigide comme un rond de serviette; il porte tout autour deux rangées parallèles de petits ornements en fils soudés, ayant exactement la forme d'une porte d'agrafe moderne, avec les extrémités roulées en spirales.
Le musée Kircher, à Rome, possède un grand nombre de ces objets en bronze et d'autres qui en dérivent- Ils sont tous de provenance cau-