Mycènes, Schliemann
2. M. M. CoUignon, dans son Manuel cCarchéologie grecque, fait remonter le trésor de Mycènes au xiii« siècle et au xii* siècle.
jo8 LES BIJOUX ANCIENS ET MODERNES.
précise au sujet de Temploi de ces bractées, les vêtements ayant été détruits, soit par l'incinération, soit par l'action du temps; mais nous allons voir que ces plaques repoussées ou estampées furent, comme les bractées qui les avaient précédées, cousues sur les vêtements. Elles y étaient parsemées en si grand nombre que, lors de la découverte du tombeau de Koul-Oba S les explorateurs en trouvèrent encore plus de six cents, après que des maraudeurs en eurent déjà volé une grande quantité. Dans une autre sépulture appelée celle de la Reine au masque d'or, la robe en était toute couverte. Mais je veux laisser la parole à celui qui eut le bonheur de jouir de ce spectacle. M. Aschik s'exprime ainsi dans son rapport : « Mon ravissement fut mêlé de surprise lorsque, le couvercle enlevé, je découvris, dans le sarcophage, un squelette à visage d'or, un diadème sur la tête et complètement vêtu. Le vêtement de cette reine était tout parsemé d'ornements d'or; l'étoffe dont était couverte la tête retombait jusqu^à la ceinture et avait conservé sa couleur. C'était un tissu de laine à dessins d'or; mais, au premier contact de l'air, toute cette étoffe tomba en poussière et ne laissa que des paillettes d'or. »
Dans une autre sépulture encore : « ... Le vêtement de la femme