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CROIX DE CABIRES

je donne la reproduction en dessin. Le décor de cet objet est obtenu par-dessous, à l'aide d'un pointeau, et semble être le point de départ de ce qui deviendra plus tard le travail en repoussé. On voit, aux quatre extrémités de la croix, les trous qui servaient à la coudre; deux d'entre

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eux, fatigués par l'usage, ne sont plus que des déchirures. Cette figure, désignée ici sous la dénomination de croix des Cabires, est, paraîtil, un signe arien dont la forme est empruntée à l'instrument primitif qui servait aux premiers hommes à obtenir le feu, et qu'on appelait le suastika. Les quatre branches de la croix, indépendantes les unes des autres et faites en bois, étaient maintenues sur un plan unique dans la position qu'indique le dessin. Les angles de retour des branches étaient destinées à fixer plus sûrement, avec des clous ou des fiches, chacune d'elles à sa place. Les places de ces fiches, bien que passées à l'état de décor, sont encore indiquées dans le dessin ci-contre. On approchait ensuite du point central où elles font leur jonction une tige de bois pointue, à laquelle on imprimait un mouvement de rotation rapide, de façon à l'échauffer jusqu'à ce qu'elle s'enflammât.

Il n'est pas étonnant qu'aux temps reculés où l'art d'obtenir le feu faisait l'objet d'une sorte de sacerdoce, l'instrument qui servait à le produire soit devenu l'emblème de l'initiation, et que la tradition lui ait plus tard conservé ce prestige.

Mais bientôt ces bractées ou feuilles minces, aux indications linéaires, furent remplacées par des plaques repoussées, car les mains qui conduisaient le ciselet, acquérant plus de hardiesse, abordèrent franchement les dessins en relief. On a trouvé de ces plaques en quantité considérable dans les fouilles faites à Mycènes *, offrant une variété infinie de dessins. Cette variété semblerait indiquer qu'au ix® siècle avant J.-C.*, date indiquée par M. Schliemann, on les repoussait encore une à une au ciselet. Mais d'autres, trouvées adhérentes à des boutons d'os, sur lesquels le dessin se trouvait répété lorsqu'on enlevait la plaque d'or, font entrevoir qu'en Grèce, on n'allait pas tarder à substituer, dans certains cas, l'estampage au repoussé; car, sans nul doute, le dessin avait été préalablement intaillé survie bouton d'os, et l'or fin, très mou, qu'on y avait appliqué ensuite, en avait pris l'empreinte, peut-être avec l'aide du ciselet. Ce travail constituait réellement un premier mode d'estampage, qui ne tarda sans doute pas à être suivi d'emploi de matrices en pierre, en cuivre et même en fer, métal encore très rare aux temps homériques.

Dans les sépultures de Mycènes, il ne restait aucune indication

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