‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 150 sur 250 · DANSEUSES · texte numérisé non relu

DANSEUSES

Deux sujets intéressants ont été trouvés, dont nous avons les doubles au Cabinet des Antiques. Le premier (n® 2963) représente une figure symbolique de divinité qui, de la main gauche, tient un masque par les cheveux. Les six extrémités de l'étoffe qui l'habille sont terminées en forme de têtes de lions chimériques. Le second nous montre deux Scythes adossés tirant de l'arc. On voit que cette manœuvre

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militaire, dont le bataillon carré n'est qu'une savante amplification, ne date pas d'hier. Puis des danseuses dont on admirera la franchise et la hardiesse de mouvement, de petites chimères, etc., etc.

J'ai été amené à parler de ces estampés, à la suite des bractées, parce qu'ils paraissent en être une des transformations; mais ils appartiennent à une civilisation relativement plus avancée, et je dois.

PECTORAL AVEC SCARABEE EN LAPIS. (N^ 593 du mus<ie du Louvre.)

pour me conformer à l'ordre de la marche industrielle, retourner sur mes pas et m'occuper des grands pectoraux en usage chez les Égyptiens. Ce ne sont pas encore, il est vrai, des fibules ni des broches; mais l'usage qui en était fait dans le costume, offrant une certaine analogie avec celui de la broche, leur place se trouve naturellement indiquée dans ce chapitre.

On sait que le pectoral est un ornement de momie, le plus souvent en forme de petite chapelle ou naos, contenant un scarabée, emblème de la transformation du deveJiir^ adoré par les déesses Isis et Nephtys. Cette amulette était, ainsi que l'indique son nom, placée sur la poitrine du mort *, à la place où se porte la broche. On sait aussi

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