BOULE CREUSE
éPIKGLC p'riKGLR ÉPINGLE GAULUIJK
A MéROVlNGIENN-K (Moséc dc
JOUR*. (Coll. F. Moreau). St-Germain).
L'autre type est formé d'une boule creuse torcée et dont les trous ont dû également recevoir de l'émail ou de l'ambre. La circonférence de ces trous est bordée de cercles concentriques gravés.
ÉPIKGLB MÉROVINGIENNE (ColIcCtion F. MOFCau).
Une autre épingle, seule de son espèce, me paraît valoir la peine d'être reproduite, à cause de l'originalité du dessin obtenu à jour dans une surface plane. Le musée de Mayence conserve une variété assez grande de ce genre de bijoux; ils ont été trouvés dans des sépultures
aux environs de la ville. Toutes ces épingles sont fabriquées par le procédé du moulage; conséquemment, celles à têtes rondes, qui sont creuses, nous font bien voir que les Gaulois savaient faire des moules à noyaux.
Le musée de Saint-Germain possède des surmoulages d'épingles en or, représentant un être chimérique qui offre quelque rapport avec l'hippocampe, et dans lequel on retrouve ce bec recourbé dont personne n'explique clairement l'origine, mais qui certainement remonte aux premiers temps de la Gaule.
Aux temps mérovingiens, les femmes attachaient leurs cheveux avec des épingles très élégantes, si l'on en juge par les deux que je tire de la collection de M. F. Moreau. L'une est un long style en bronze dont le centre renflé est orné d'une sorte de rectangle à coins abattus qui fait admirablement bien. L'autre, moins longue, est garnie d'une double chaînette composée de perles de verre colorées et de mailles métalliques alternées, après laquelle est attaché un double crochet, auquel devait être suspendu quelque autre ornement complémentaire. Ce dernier bijou a été trouvé à Arcy-Sainte-Restitue. Il témoigne d'une recherche délicate et fine dans le goût de la parure, mais il accuse aussi la pauvreté des matières employées pendant cette période mérovingienne, où l'or et les pierres précieuses semblent être devenus très rares. Un détail intéressant à noter, c'est que les petites perles en verre rondes de la chaînette sont soufflées, comme le sont encore nos perles fausses au xix** siècle.
Vers la fin du v* siècle, il semble que le port du diadème redevienne une prérogative royale. Il prend la forme droite; les deux extrémités se prolongent, se rejoignent derrière la tête et complètent le cercle; il devient couronne. On trouve l'indication de ce fait dans divers monuments appartenant à cette époque, notamment dans la représentation faite d'une sainte en princesse du vii^ siècle, extraite de l'ouvrage des Catacombes de Rome * et aussi dans celle de l'impératrice Théodora, d'après la mosaïque de Saint-Vital de Ravenne *. La richesse de sa tête est extrême, et le diadème est vraiment royal ou impérial.
Au x*^ siècle, le diadème entre dans la coiffure des femmes pour