MONTRE ORS DE COULEURS
1775 à 1790, beaucoup plus de l'esprit et des idées françaises que de traces de l'influence pompéienne.
Les châtelaines, offrant par leurs dimensions un champ plus vaste que les autres bijoux, bénéficiaient les premières de ces recherches nouvelles.
Des bouquets formés de rubis et d'émeraudes se détachent sur des fonds d'onyx blanc, au milieu d'une riche ornementation rococo ou rocaille en or ciselé, comme dans la belle pièce provenant de la collection de M"* la princesse Soltikof. Cette pièce est de fabrication allemande. Puis les chinoiseries deviennent à la mode; on les reproduit en dessin d'émail bleu transparent, incrusté dans l'or. On voit un Chinois avec son parasol, se promenant dans un site orné d'escaliers fantastiques dans la manière de Meissonier. Des oiseaux, des singes, des paons, des coqs s'abritent sous des arbres imaginaires. C'est le
CEINTURES, BRELOQUIERS, CHATELAINES.
Chinois de convention, dont les œuvres de Boucher et de Wateau nous ont conservé le pittoresque souvenir.
On fit alors beaucoup d'émaux blancs incrustés à plat sur or et peints ensuite. Ces émaux le plus souvent représentaient des fleurs, comme sur la chaîne ayant appartenu à Louis XV. La clef de la montre porte, on le voit, son chiffre enlacé, et la cornaline du cachet est ornée d'une intaille qui a été gravée par M°*® de Pompadour. Elle représente T Amour jouant avec la boule du monde.