‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 36 sur 250 · BAGUES DE LA COLLECTION DE M. SPITZER · texte numérisé non relu

BAGUES DE LA COLLECTION DE M. SPITZER

unes des autres, et toutes plus jolies les unes que les autres. Mais toutes conservent plus ou moins la forme pyramidale. On ne peut se figurer la recherche précieuse, les détails infinis de cette fabrication, dont le style n'est pas dans les raffinements, mais dont les raffinements complètent le style. La figure humaine y joue un grand rôle, comme dans les compositions d'alors. Les formes, étudiées comme si elles étaient de grandes dimensions, sont accusées, rehaussées, harmonisées par des touches spirituelles d'énîaux entremêlés. Si la bague est ornée d'un rubis, soyez certain qu'une belle note d'émail blanc, mise à propos, viendra pour exalter l'éclat fulgurant de la pierre. Les dessous sont gravés, ciselés, émaillés, aussi aimables que les dessus. Les fines ciselures sont grasses, largement traitées dans leurs minuscules proportions. C'est exquis.

On sent à chaque trait de burin, à chaque touche du ciselet, que les gens qui faisaient de tels chefs-d'œuvre étaient des artistes convaincus, et que l'amour de leur œuvre était pour eux le grand amour.

ANNEAUX ET BAGUES

J'admire dans la magnifique collection de M. Spitzer, où il m'a permis généreusement de puiser à mon gré, une bague formée d'une salamandre qui se mord la queue ; elle est émaillée et incrustée de rubis.

Une autre d'une belle forme pyramidale, dont le dessus est incrusté de pierres et dont les côtés sont finement ciselés et émaillés.

Une dont le chaton élevé sert d'appui à deux petits personnages.

Deux dont les chatons élevés offrent une grande élégance, et une

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