‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 38 sur 250 · BAOVB DB FIANÇAILLES JUIVE · texte numérisé non relu

BAOVB DB FIANÇAILLES JUIVE

Collection de M. Strauss.

Je ne veux pas quitter ce temple de meneilles sans mentionner un bijou curieux au point de vue des usages. Cest un anneau de fiançailles ou de mariage. Il est double, orné d'une émeraude sur Tune des deux

parties et d'un rubis sur Tautre. Mais les deux anneaux s'accolent et se joignent parfaitement, de façon à ne former qu'une seule bague quand ils sont rapprochés. Cette analogie très grande avec nos alliances modernes vaut qu'on la remarque.

Et puisque nous parlons anneau de fiançailles, on reverra, nous en sommes certain, avec plaisir, la petite maisonnette juive au xvi* siècle. Elle a peut-être moins de caractère que celle du xni% mais elle a plus d'élégance. Les détails y sont charmants, et l'inscription bonne étoile n'y a pas été oubliée. Elle est gravée sur le toit supérieur. M. Strauss m'a également autorisé à copier un anneau à triple rang auquel je trouve une belle tournure. L'inscription existe à l'intérieur.

Le système d'ornementation employé à sa décoration, consistant en reliefs hémisphériques à jour surmontés d'un grain d'or, est d'inspiration essentiellement orientale. On la retrouve dans les vieux bracelets d'argent indiens. Il y en a d'autres dont le chaton s'ouvre comme un livre ou comme une boîte. Dans ce cas, l'inscription est renfermée dans l'ouvrant.

Ces bagues, il n'est pas difficile de s'en rendre compte, n'étaient pas portables ; aussi n'en faisait-on usage qu'au moment même de la cérémonie. Elles étaient un emblème ce jourlà ; on les gardait ensuite dans les familles à titre de souvenir. C'est avant, pendant et après le xv« siècle, que la mode anglaise est aux devises françaises sur les anneaux. J'en ai pu relever quelquesunes grâce à l'amabilité de l'obligeant et savant M. Franks, auquel je

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