‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 75 sur 250 · POUR ATTACHER LE · texte numérisé non relu

POUR ATTACHER LE

COLLIER OUSBKH.

que la croyance au mauvais œîl et à. son préservatif est une superstition d'origine égyptienne.

Le collier Ousekh, spécialement réservé aux momies, sur lesquels on le déposait, en vertu d'une prescription du rituel*, s'agrafait sur les épaules et ne couvrait que la poitrine qu'il cachait complètement. L'album publié par Mariette bey en reproduit un « d'une composition aussi riche qu'inusitée. Des cordes enroulées, des fleurs à quatre pétales épanouies en croix, des lions, des antilopes courant, des chacals assis, des éperviers, des vautours, des vipères ailées en forment le dessin. Les deux agrafes, selon l'habitude, sont à tête d'épei'vier. Tous ces ornements sont en or repoussé. Ils étaient cousus aux linges de la momie, au moyen de petits anneaux soudés par derrière. »

On a pu voir, au musée du Louvre, salle civile L, une quantité considérable d'anneaux, sur lesquels on a opéré une section, de façon à pouvoir y introduire un objet quelconque. Ces anneaux sont, à vrai dire, des anneaux brisés, et le mot brisés est ici employé au propre. Il y en a de très larges, il y en a qui sont minces comme des fils. Il en existe de toutes les grandeurs et en toutes les matières, en pâtes de verre, en schiste, en cornaline blanche et rouge, en jaspe et même en or.

Ces anneaux servaient à attacher le collier Ousekh sur les épaules. Il en fallait deux par collier, c'est-à-dire un à chacune des extrémités. Lorsque les rangs de perles y avaient été enfilés, on attachait sur l'ouverture un petit bâton qui servait à le fermer. Chacun des anneaux était ensuite fixé sur une épaule, soit par un bouton, soit par une couture, soit par un lacet qui se nouait derrière le cou, de façon à maintenir le collier étalé sur la poitrine. On verra qu'il existe de ces anneaux qui sont énormes. Les vitrines du Louvre en renferment deux en or qui ont l'air d'être massifs tant les contours en sont fermes. Mais ils sont creux, et, de plus, ils sont rétreints à l'aide du tour, c'est-à-dire faits d'une seule feuille d'or repliée sur elle-

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