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Un mot sur la Gynécomastie. Thèse de Paris

LES FAUSSES GYNÉCOMASTIES

Dernièrement, Leudet a décrit une affection spéciale de la mamelle chez les phthisiques, affection essentiellement différente de la tuberculose mammaire et présentant tous les symptômes d’une mammite.

Ordinairement unilatérale, quelquefois bilatérale, « cette affection se développe à la suite de douleurs accusées par les malades dans la paroi thoracique correspondante : elle se présente sous la forme d’une augmentation de volume de la totalité de la glande, sans induration partielle, sans coloration rougeâtre de la peau, sans adhérences aux tissus sous-jacents ni empâtement du tissu cellulaire souscutané. Le volume de la glande peut être relativement considérable. Celle-ci est le siège de douleurs spontanées, mais surtout de douleurs au contact ou à la pression, douleurs en général locales, ne s’irradiant pas dans les organes voisins 1 ».

Cette mammite peut durer plusieurs mois. « La période de décroissance de l’engorgement s’annonce d’abord par une modification des douleurs. On voit la douleur spontanée disparaître ; le malade peut supporter le contact de ses vêtements, puis la glande devient presque insensible à la pression 2 ». Dans aucun cas Leudet n’a constaté d’induration partielle dans la glande ni d’engorgement des ganglions lymphatiques. Dans aucun cas la terminaison ne s’est faite par suppuration.

Aux quatre faits observés par Leudet on doit en ajouter

1. Leudet. De V hypertrophie clés mamelles chez les hommes atteints de tuberculose pulmonaire. (. Avch . gén. de médecine , janvier 1836.)

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