‹ Les bisexuésChapitre 51 sur 104 · INFÉRIEURS · texte numérisé non relu

INFÉRIEURS

Quand on descend l’échelle des êtres, on trouve des animaux inférieurs réellement hermaphrodites, produisant les œufs et le sperme, se fécondant eux-mêmes.

Chez les protozoaires, la reproduction est asexuée et se fait selon les modes que j’ai indiqués dans le chapitre précédent. Chez les éponges, les astéries et presque tous les cœlentérés, les œufs et les spermatozoïdes se développent chez le même individu, dans l’épaisseur des mésentères ; ils tombent dans la cavité intestinale, où s’opère la fécondation.

Chez les cestoïdes, dont l’organisation anatomique et physiologique est déjà bien supérieure, les organes reproducteurs mâles et femelles sont également réunis chez le même individu. Ainsi, les anneaux des tæniadés sont hermaphrodites et renferment chacun un appareil générateur mâle complet et un appareil générateur femelle complet. Mais ces deux ordres d’organes n’arrivent pas à maturité en

même temps. Les organes mâles se développent en premier lien et versent les spermatozoïdes dans une sorte de poche vaginale où ils attendent la maturation des œufs.

Les trématodes sont aussi hermaphrodites, et la réunion des éléments mâles et femelles se fait sur un individu unique, au moyen d’un organe qu’on a appelé sinus génital.

Les hirudinés et les gastéropodes sont hermaphrodites ; cependant, deux individus sont nécessaires à la fécondation, ils se fécondent l'un l'autre et se servent à la fois de mâle et de femelle. Ainsi, chez l’escargot (Hélix pomatia), il existe une mutuelle copulation entre deux individus. Chacun des deux dégaine d’abord son dard et l’enfonce dans les tissus de l’autre, soit pour le fixer, soit pour l'exciter. Puis, chacun dégaine son pénis et l’introduit dans l’atrium génital pour y déverser les spermatozoïdes.

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