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PATHOGÉNIE DE L’HERMAPHRODISME

Quelques mots d’embryogénie me paraissent indispensables pour comprendre comment se produit l’hermaphrodisme.

Vers le deuxième mois de la vie intra-utérine, l’ébauche des organes de la génération est représentée par les glandes génitales primitives qui deviendront testicules ou ovaires, par le corps de Wolffet son canal excréteur, qui formerales voies génitales mâles, et par les conduits de Muller, qui formeront les voies génitales femelles.

Tous ces conduits débouchent dans le cloaque par l’intermédiaire du sinus uro-génital. C’est à l’extrémité antérieure de la fente cloacale qu’apparaissent ultérieurement les rudiments des organes génitaux externes : l’éminence génitale, qui forme le pénis ou le clitoris, le sillon génital, qui forme la portion terminale de l’urèthre ou les petites lèvres, et les replis génitaux, qui forment le scrotum ou les grandes lèvres.

Chez le mâle, les glandes génitales deviennent les testicules, et les canaux de Wolff les canaux déférents. Les con-

duils de Millier disparaissent. Les corps de Wolff s’atrophient aussi, sauf la partie moyenne, qui s’accole de chaque côté au testicule et se transforme en épididyme. Le tubercule génital se change en pénis. Le sillon génital se ferme, pour constituer la portion spongieuse de l’urèthre, tandis que le sillon uro-génital forme la portion membraneuse. Les replis génitaux se soudent sur la ligne médiane et donnent ainsi naissance au scrotum.

Chez la femelle, les glandes génitales développées représentent les ovaires. Les conduits de Müller fournissent les trompes, l’utérus et le vagin. Les canaux et les corps de Wolff disparaissent, à l’exception de la portion qui correspond à L épididyme et qui forme l’organe de Ilosenmüller ou parovarium du ligament large. Le tubercule génital, beaucoup moins développé que chez le mâle, devient le clitoris. La gouttière génitale reste ouverte et ses bords forment les petites lèvres. Enfin, les replis génitaux restent séparés et se renflent pour constituer les grandes lèvres.

Telle est, d’après G. Herrmann, la marche du développement embryogénique des organes génitaux chez le fœtus.

En somme, le jeune embryon a tout ce qu’il faut pour devenir à la fois mâle et femelle dans ses organes génitaux internes, mais seulement mâle ou femelle dans ses organes génitaux externes.

« Partant de ce stade très jeune, continue G. Herrmann, on voit les sexes se différencier progressivement par la suite, d’après un plan général parfaitement établi. Le dimorphisme sexuel ne porte pas seulement sur les organes génitaux, mais aussi sur l’habitus général du corps : port, barbe, voix, mamelles, conformation du squelette, du bassin

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