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des hermaphrodites neutres, ne présentant profondément les attributs d’aucun sexe. Pourtant Polaillon a rapporté à la Société obstétricale et gynécologique de Paris (séance du 12 mai 1887) 2 un fait qui paraît être un cas indiscutable d'hermaphrodisme neutre.
Il s'agit d’un individu qui succomba à la Pitié, dans son service, et dont il put faire l’autopsie.
Pendant sa vie, dit M. Polaillon, j’avais été frappé de ses caractères de fémininité. Sa peau était blanche, fine, dépourvue de poils. Ses formes étaient arrondies comme celles d’une femme. Ses bras et ses mains étaient grêles, allongés, pourvus d’attaches très fines. Sa figure avait des traits réguliers, délicats, avec absence complète de barbe, bien qu’il fut arrivé à l’âge de trente et un ans. Ses épaules étaient tombantes. La partie antérieure de sa poitrine portait deux mamelons bien formés, surmontant deux légères saillies mammaires, saillies plus marquées qu'elles ne le sont habituellement chez un homme.
Le bassin paraissait très large. Mais N... ne me permit pas, tout d’abord, d’examiner ses organes génitaux.
N... était peu robuste et n’avait jamais exercé d'état pénible. Il avait débuté par être tailleur. Puis il s’était mis dans une entreprise de marchand de bière, où il n’avait pas fait fortune.
11 paraissait avoir des goûts sédentaires et un caractère faible. Il était d’une grande pusillanimité. L'ouverture d'un abcès lui avait donné une appréhension excessive, et chaque fois qu’il fallait le panser, c’étaient des cris et des plaintes exagérés.
Sa voixavaitun timbre singulier, assez aigu, ressemblant à celui d’une voix féminine.
N... était d'une taille au-dessus de la moyenne.
Je n’ai eu aucun renseignement sur ses fonctions géni-