Virchorw Archiv , LXXV
LE PSEUDO-llERMAPIIRODISME EXTERNE
du corps était celui d’un adolescent du même âge : larynx saillant, voix forte, barbe naissante, peau des membres velue.
L’autopsie montra que cette femme ne présentait d’autre anomalie qu’un développement exagéré du clitoris et une atrésie du vagin. Celle-ci était due à la présence d’une cloison qu’il aurait suffi d’inciser pour rendre le sujet à son sexe.
J'ai trouvé dans la littérature un fait qui n’a point été classé et auquel j’ai peine à croire, n’ayant pas en mains les documents suffisants. Pourtant je le citerai à titre de curiosité.
Le docteur D. Tsortsis, médecin militaire dans l’armée hellénique, membre de la Commission de recrutement du département de Négrepont (île d’Eubée), a observé, parmi les recrues de cette année de la province de Karystia, un jeune homme de vingt et un ans, ayant une bosse sur laquelle il portait, tout à fait au-dessous de l’angle inférieur de l'omoplate gauche, perpendiculairement, un organe génital féminin, petit et presque entièrement développé. Cet organe était de deux centimètres et demi environ, et avait ses grandes lèvres un peu écartées; celles-ci présentaient une face externe, recouverte de poils noirs d’une longueur d’un centimètre et demi, et d’une face interne rosée, humide et lisse, ayant l’apparence d’une muqueuse sans poils et qui se continuait en haut et en bas avec la grande lèvre du côté opposé, et enfin une extrémité antérieure qui se continuait en haut avec le mont de Vénus, pour ainsi dire, recouvert de poils plus épais et plus longs. A l’écartement des grandes lèvres, l’auteur a observé une petite cavité montrant l’en-
Lrée du vagin et, vers son angle supérieur, un petit tubercule lenticulaire, présentant très probablement le clitoris. Les petites lèvres manquaient complètement. Sur la face de la membrane muqueuse de cet organe génital, le docteur Tsortsis n’a observé d’autre sécrétion que celle de la sueur.