‹ Les bisexuésChapitre 70 sur 104 · Gaz. med. ilal. Lombardia , n · texte numérisé non relu

Gaz. med. ilal. Lombardia , n

on rencontre un canal de 4 centimètres environ, qui s’étend de la base du gland jusqu'à une ouverture pratiquée sur la ligne médiane, distante de G centimètres de la marge antérieure de l’anus. Cette ouverture conduit à un nouveau

canal, qui, après un trajet de 4 cent. 1/2, s’ouvre dans la vessie.

Deux replis cutanés, de dimensions plus grandes que les précédents, se développent de chaque côté du corps péniforme, parallèlement aux petites lèvres; ils sont couverts de poils et peuvent passer pour les grandes lèvres. On trouve à leur sommet, vers la région inguinale, deux corps durs appliqués à l’anneau. A la pression de ces corps, le sujet n’accuse aucune sensation douloureuse, ni spéciale au froissement testiculaire. S’agit-il là des ovaires ou des testicules? Tel est le problème à résoudre et le seul moyen de faire un diagnostic exact.

Le toucher rectal démontre que la prostate n’existe pas; l’utérus n’est pas rencontré davantage.

Le 9 décembre 1882, M. le professeur Porro ouvre le pli génito-crural du côté droit et met à découvert son contenu, que tous les médecins assistant à l’opération reconnaissent être le testicule coiffé de son épididyme; le cordon spermatique est reconnu dans le cordon de soutien et d'attache du testicule. Quelques points de suture au catgut et un Lister

furent appliqués, et, quinze jours après, l’opéré quittait le service avec un nouvel état civil, enchanté du résultat de cette investigation.

Iiéaldo Colomb, de Crémone, raconte, au livre XV de son Anatomie: « 11 y avait une Ethiopienne ou Moresque, laquelle ne pouvait agir ny patir commodément, car l’un et l’autre sexe lu y estoit venu imparfaict, à son grand regret

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et détriment. Car la verge n’excédait la grandeur et la grosseur du petit doigt, l'ovale du sein de pudicité estoit si estroite, qu’à peine pouvait admettre le petit bout du doigt aussi. Elle désirait que je lui coupasse ladicte verge, mais je n’osay, craignant d’être blasmé et réprimé de justice, d'autant que j’estimais que ladicte abcission ne pouvait se faire sans péril de sa vie. »

« Durant le temps que j’estois au pays d’Anjou, dit Jacques Duval1, il y a quarante-cinq ans, un gentilhomme et sa femme plaidaient devant l'Official du dit lieu, tendant à fin le demandeur, que le mariage qu’il avait contracté avec sa femme fust solust, et déclaré nul, et qu’il lui fust permis de se remarier. La cause du divorce prétendu était que cette demoiselle avait un membre viril, long de deux travers de doigt, en la partie supérieure de l’ovale mulièbre, lieu auquel devoit estre le clitoris, qui se dressait alors que son mari voulait avoir sa compagnie, et le blessoit, de sorte qu’il n’avoit encore eu décente habitation et copulation avec elle.

« La visitation faite, le fait cognu véritable et ouï l'offre jugé pertinent du mari : c’est que si elle vouloit permettre qu’on luy coupast ladicte partie superflue et inutile en une femme, il accorderoit que le mariage persévérast comme il avait été célébré; et le refus de ladicte demoiselle, qui accordoit plustot la solution du mariage, que de permettre 1 amputation de cette partie qu’elle vouloit réserver, ainsi que nature l’avoit formée, le mariage fut du consentement des deux parties déclaré solut et cassé, l’homme permis de reprendre telle femme qu’il adviseroit bien estre. »

« Il m a esté référé, dit encore Jacques Duval, qu’en ladicte ville de Paris il y avait un jeune homme d’église, prestre, lequel est gros d'enfant; et recognu pour lel, il a esté enfermé prisonnier aux prisons de la cour ecclésias-

(1) Traité des hermaphrodites, p. 331.

1 1 ( J u e , pour là attendre la fin de sa grossesse, et que la nature ait produit ses effets, pour recevoir peu après punition digne de sa faute. »

Hector le Nu, « appelé pour tailler la fille de Guillaume Frérot, de Ronfleur, aagée de six ans, lui trouva parties de femme bien conformées et de plus un clytoris long comme la verge d'un enfant masle du même aage et possédant au surplus deux espèces de testicules, renfermez sous la motte, des deux costez de l’ovale ».

C’est à des exemples analogues qu’il faut penser enlisant dans Montaigne les histoires de ce soldat hongrois et de ce moine d'Issoire qui accouchèrent l’un en plein camp, l’autre dans une cellule du couvent auquel il appartenait.

Schneider l, Virchorw 2, Eschricht 3, Burdach 4, Hofmann 5 6, Schauta c, Steimann 7, Litten8, ont rapporté des faits plus scientifiques.

Mais le cas le plus connu et le mieux étudié est celui de Marie-Madeleine Lefort, qui fut examinée par Béclard, à l’age de seize ans. Réglée depuis l’âge de huit ans, elle présentait un cl i to ris long de 27 millimètres, dont le grand imperforé était recouvert dans les trois quarts de sa circonférence d’un prépuce mobile. Au-dessous se trouvait une fente vulvaire garnie de deux lèvres étroites et courtes. Vers la partie supérieure de la fente, à la racine du clitoris, était un orifice arrondi admettant facilement une sonde d’un calibre moyen.

Marie Lefort éprouvait des penchants féminins et les mamelles étaient bien développées, mais fhabifus général

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