I. Hammond. L'impuissance chez l'homme et la femme
Ce que nous venons d’observer chez l’homme s’observe aussi chez la femme.
R. von Krafft-Ebing a décrit des femmes gynandre s atteintes d'inversion sexuelle, et qui, femelles par le basventre, sont mâles par la forme générale du squelette, par le type du visage, par les goûts et les allures.
Voici, du reste, comment il dépeint la virago, la femmehomme : « Le penchant homo-sexuel se déclare chez elle de bonne heure : toute petite fdle, ses jeux favoris sont ceux des garçons; elle méprise les poupées et se passionne pour le cheval de bois; elle joue aux soldats et aux brigands. Elle n’aime pas les travaux à l’aiguille, y est maladroite. Sa toilette négligée lui donne l’air d’un gamin. Elle montre plus de dispositions pour les sciences que pour les arts d'agrément. Elle s’essaye à fumer et à boire ; elle a les parfums et les friandises en horreur. Elle songe avec amertume qu’elle est une femme, et qu'elle ne connaîtra ni l’existence libre de l’étudiant, ni la vie du soldat. Elle se livre avec l’ardeur d’une amazone aux sports des jeunes gens; cette âme masculine, enfermée dans une poitrine de femme, donne carrière, dans ces exercices violents, à son courage et à ses sentiments virils. Les cheveux sont coupés courts; la coupe de sa robe rappelle les vêtements d’hommes; son plus grand désir serait de prendre complètement le costume masculin1. »
J’ai observé à Sainte-Anne une femme qui, depuis des années, s’est cristallisée dans son délire. Elle assure que Napoléon III a eu des relations avec sa mère. Napoléon IV ayant été tué par les Zoulous, elle se croit appelée à régner