PSYCHOLOGIE DES HERMAPHRODITES
Au point de vue intellectuel, les hermaphrodites sont presque toujours des êtres inférieurs. A la dégénérescence physique correspond bien souvent la dégénérescence psychique.
Le Dr P. Loüet a observé plusieurs individus atteints de monorchidie ou de cryptorchidie, qui étaient des imbéciles ou des débiles L
lia vu en particulier un hvpospade scrotal à forme vulvaire qui était manifestement un déséquilibré.
Magnan a également signalé à la Société médico-psychologique deux cas d’individus plus ou moins hermaphrodites et qui, au point de vue intellectuel, étaient des débiles.
A la même séance, Moreau de Tours a cité une observation analogue : un être âgé de douze ans, réputé fille, garçon en réalité, et atteint de débilité mentale.
1. Pierre Loüet. Des anomalies des organes génitaux chez les dégénérés. Thèse de Bordeaux, 1889.
Les sentiments affectifs et moraux sont peu développés chez les hermaphrodites. On en cite peu qui aient eu, comme Alexina B..., de grandes passions, et qui soient allés comme elle jusqu’au suicide.
Ils sont bien plus souvent les victimes de la débauche et de la prostitution que de l’amour. Souvent même le genre d’éducation qu’on leur donne contribue encore à les étioler et à détruire leurs dernières énergies morales.
« Élevé comme une fdle, dit Legrand du Saule, l’hermaphrodite mâle en a pris et conservé la vaine apparence, la timidité, la douceur, le caractère. »
Tardieu ajoute : « Élevés dès l’origine, vêtus, placés, parfois même mariés comme des femmes, ils conservent les pensées, les habitudes, les manières d’agir féminines, et ce n'est ni sans difficultés, ni sans troubles, ni sans péril, qu’ils rentrent dans leur sexe véritable, quand leur état civil vient à être vérifié. »