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moment, c'e8t«à*dire de la fia de 1796, il fat affilié à la Compagnie de Jébu, dite du Midù
^ ^a sait le reste. ^
dn peindrait difficilement la violence des sentimen^^ à tra« vers lesquels passa Diana, depuis le moment où son frère fut arrêté jusqu'à celui où elle apprit qu'on venait de le trans-; porter dans le département de l'Ain. Elle prit à l'instant Blême tout l'argent dont elle pouvait disposer, monta dans une chaise de poste et partit.
Nous savons qu'elle arriva trop tard, qu'elle apprit à Nantua l'enlèvement du prisonnier, l'incendie du greffe et que> grâce à Tacuïtê du regard du Juge, elle put voir dans quel but avait été fait cet enlèvement et accompli cet incendie.
Le môme jour, vers midi, elle arrivait à Tbôtel dea Grottes de Ceyzcriaty et, à peine arrivée» se présentait à la préfecture, où elle racontait les événements de Nantua, encore inconnus à Bourg.
Ce n'était pas la première fois que les prouesses des compagnons de Jébu arrivaient à l'oreille du préfet. La ville de Bourg était une ville royaliste. La plupart des habitants sympathisaient avec ces jeunes outlaws^ comme on dit eu Angleterre. Souvent, lorsqu'il avait donné des ordres de surveillance ou d'arrestation, il avait senti comme un réseau tendu autour de lui, et, s'il n'avait pu voir clairement, il avait du moins deviné cette résistance occulte qui paralyse les ordres du pouvoir* Cette fois, la dénonciation qui lui était faite, était claire et précise : des hommes avaient, à main armée, enlevé leur complice d'une prison; ils avaient, à main armée, forcé le greffier de leur remettre un dossier où se (irouvaient compromis les noms de quatre de leurs complices
du Midi. Ces hommes enHa avaient été vus reveuaut à Bourg après ia perpétration de leur double crime à Nantua. ^
Il fit venir devant lui et devant Diana le commandant de la gendarmerie, le président du tribunal et le commissaire de police ; il fît répéter à Diana sa longue accusation contre ces formidables inconnus; il déclara qu'il voulait avant trois jours savoir quelque chose de positif, et invita Diana à demeurer pendant ces trois jours à Bourg. Diana avait deviné tout l'intérêt que le préfet lui-môme avait à poursuivre ceux qu'elle poursuivait; elle rentra à la nuit tombant^ à l'hôtel, brisée de fatigue, mourant de faim, car à peine avait-elle pris un repas complet depuis son départ d'Avignon.
Elle mangea, se coucha, et s'endormit de ce profond sommeil que la jeunesse oppose, comme un victorieux repos, à la douleur.
Le lendemain, elle fut éveillée par un grand bruit qui se faisait sous ses fenêtres. Elle se leva^ regarda à travers les Persiennes, mais ne vit qu'une grande foule de peuple s'agttant en tous sens. Quelque chose cependant lui disait, comme un pressentiment douloureux, qu'une nouvelle épreuve Tattendait.
Elle passa une robe de chambre, et, sans rattacher ses che« veux qu'avait dénoués le sommeil, elle ouvrit la fenêtre et s'inclina sur le balcon.
Mais à peine eut-elle jeté un regard dans la rue, qu'elle poussa un grand cri, se rejeta en arrière, se précipita par les escaliers, et, folle, échevelée, pûle jusqu'à la lividité, vint se jeter sur le corps qui faisait le centre du rassemblement, en criant :
— Mon frère! mon frôrel
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ou LE LfiCTEDR VA RETROUVER D'ANCIENNES