INTRODUCTION
particulier, insistant spécialement sur les problèmes opératoires auxquels elles donnent lieu.
Mais avant d’aborder ce sujet je voudrais qu’il fût bien entendu que la chirurgie des vaisseaux n’est qu’un cas particulier de la chirurgie générale des blessures de guerre. Il n’y a pas un traitement particulier des blessures, lorsqu’elles intéressent de gros vaisseaux. Il n’y a qu’une chirurgie de guerre, la chirurgie opératoire immédiate, que nous avons apprise depuis deux ans. Ces deux années de guerre nous ont en effet montré que, sauf de très ç.ares exceptions, toute blessure de guerre doit être immédiatement opérée. L’opération précoce, qui d’emlylée met à nu tout le foyer traumatique, est seule capable d’assurer la.prophylaxie des grandes infections; seule, elle peut, en transformant, par une exérèse chirurgicale méthodique, une plaie contuse et infectée en une plaie nette et saine, assurer l’évolution cliniquement aseptique de la blessure.
Cette règle n’est jamais plus impérieuse qu’en présence des blessures vasculaires. Seule l’opération précoce prévient les hémorragies- retardées et les hémorragies secondaires ; seule elle peut empêcher les complications mécaniques et septiques auxquelles l’épanchement du sang dans les tissus prédispose si singulièrement; seule enfin elle peut prévenir les complications tardives comme les anévrismes. Ici comme partout la vraie et bonne chirurgie est une chirurgie de prophylaxie.
Je voudrais aussi, au début de ce livre, -adresser mes remerciements les plus vifs à M. le professeur Jacob et à mon ami Latarjet, qui ont mis si aimablement à ma disposition, pour l’illustration de ce précis, les ressources déjà si importantes du Musée du Val-de-Grâce.