PAUL. A
D! siiosiERS. Oui, ooiî... Plus d'une fois je lai entendue prononcer votre nom avec flerté... avec orgueil...
PAUL. .Mon nom! que signifie?...
DESROSIERS. Plus d'une fois je l'ai surprise lisant un journal qui parlait de vos expéditions, de vos dangers.
PAUL. Qu'entendà-je?... mes expéditions , mes dangers!... Oh! je vois. .. je comprends, . . tt s'agit démon...
Mo.MORGUEiL , bas. Chot donc , malheureux!,.. [Uaut.) Ah! le fait est que le nom de Didier est devenu célèbre...
DiGONARD. Très-célèbre î... C'est un gaillard qui ira loin.
DESROSIERS. Je le crois... je le crois!... aussi dès demain , jeune homme , je veux vous présenter à ma fille... et aussitôt après nous signerons le contrat.
MONTORGUEIL. Eli bien, mon ami, que te disais-je de la rondeur , de la franchise , de la bonté de ce cher .M. Desrosiers !
PAUL. Oui, tant de bonne foi , de confiance , me touchent et m'émeuvent.
DIGONARD. Et moi donc! j'en pleure, monsieur, j'en pleure , ma parole d'honneur.
DESROSIERS. Mon cher Didier, entre nous les discussions d'intérêt ne sauraient être sérieuses.
MONTORGUEIL. Des discussions, fi donc ! il ne peut y eu avoir.
DESROSIERS. Aussi , c*est à table que je veux vous soumettre les clauses du contrat que j'ai fait préparer.
MONTORGUEIL. A merveille, nous arroserons chaque article de bordeaux ou de Champagne.
DESROSIERS. Mou notaire ne demeure qu'à deux pas , notre dîner n'est pas prêt, et j'ai bien envie...
MONtORGiEiL. Excellente idée... On ne saurait trop se hâter de les rendre heureux. . . car ils seront heureux !
DIGONARD. ïrès-heureux !
DESROSIERS. Au revoir donc ; dans un instant nous nous retrouverons ici. Ah ! je sens que je n'aurai qu'à m'applaudir...
Il sort.