‹ Les Bois-Francs (volume 2)Chapitre 75 sur 115 · M. CHARLES BEAUCHESNE · texte numérisé non relu

M. CHARLES BEAUCHESNE

Fondateur de la paroisse de St-Christophe d'Arlhabaska.

tivateur, mais le bonheur qu'il s'était acquis par uu dur et pénible travail et qu'il se promettait dans sa nouvelle position ne fut pas de longue durée. Il y avait à peine quelques mois qu'il était possesseur de sa terre, qu'on lui signifia des redevances dont elle était grevée, et qu'il se vit dans l'obligation de payer, indépendamment du prix du fonds. Toutes ses épargnes y passèrent et c'est à la suite de ces revers qu'il prit la route d'Arthabaska.

Le 18 mars 1835, Charles Beau chesne venait planter SI tente sur le côté sud de la rivière Nicolet, branche sud-ouest, ou rivière d'en haut, à dix arpents environ de l'église paroissiale actuelle.

Tl avait avec lui un nommé Olivier Morissette, qu'il avait amené de Gentilly, comme engagé. Un cheval, une voiture, une hache, seize piastres en argent et quelques meubles faisaient toute sa richesse.

Ce n'était pourtant pas la première fois que Beauchesne mettait le pied sur la terre des Bois-Francs, car il était quelque temps auparavant venu faire l'exploration de ces lieux nouvellement connus. Il avait été tellement frappé de la grosseur et de la hauteur des arbres qui s'offraient à ses regards et qui annonçaient une terre propre à toute espèce de culture, qu'il s'était dit : '' C'est ici que je viendrai vivre et mourir." Aussi, au retour de son voyage, revoyant sa femme et ses amis, il leur dit avec une joie mêlée de tristesse : " J'ai trouvé le pays si beau, que je pars de suite pour aller m'y fixer."

Les préparatifs du voyage furent bientôt terminés, et le trajet de Gentilly à la rivière Nicolet se fit heureusement. Le 18 mars 1835, au soir, les échos du Mont-

Christo répétaient au loin le bruit de la hache d'un bûcheron qui s'attaquait aux grands arbres de la forêt, puis un énorme tronc roula avec fracas sur le sol. Une heure plus tard, un gros feu était allumé, qui réchauffait nos deux hardis défricheurs.

Ils passèrent la nuit dans la forêt, n'ayant pour abri que le ciel et pour lit une épaisse couche de neige. Le lendemain matin, dès la pointe du jour, Beauchesne st mit à l'ouvrage avec son homme pour construire une cabane en bois rond.

En peu de temps la nouvelle du départ de Beauchesne s'était répandue dans sa paroisse et ailleinrs et son exemple en avait engagé plusieurs à le suivre.

Un jour qu'ils étaient à travailler de leur mieux, Morissette et lui, ils entendirent soudainement dans le lointain des cris de joie: ^^ Holà mes amis! holà mes amis ! ", cris que répétèrent les échos de la montagne.

Bienvenus, bienvenus, leur répondirent Beauchesne et son homme.

Inutile d'ajouter que les travaux furent suspendus pour fêter l'arrivée des visiteurs, qui étaient au nombre de seize. Ils venaient de Gentilly et des Grondines les uns pour voir le pays, les autres pour s'établir. De ces derniers étaient Joseph Lavigne, Louis Lavigne et Louis Garneau, qui paraissait être le chef de la caravane. C'était le 21 mars 1835.

On s'amusa, on rit beaucoup, puis, après avoir mangé et parlé de choses et d'autres, vint la question de savoir où chacun se fixerait .'pour travailler.

Quant à vous, Beauchesne, dit Garneau, vous êtes ici le premier, c'est à vous de choisir votre terre, et nous

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nous mettions à vos côtés. Charles Beauchesne choisit les lots 5 et 6 du troisième rang d'Arthabaska.

Après avoir bâti une cabane en bois rond, assez grande pour abriter tout le monde, Charles Beauchesne partit pour aller chercher sa femme et ses six enfants, qu'il avait laissés à Bécancour.

\ Au retour de son premier voyage des Bois-Francs, Beauchesne n'avait pas manqué de faire à sa femme un rapport aussi exact que possible de ce qu'il avait vu et des espérances qu'il nourrissait pour l'avenir. Il lui avait surtout répété plusieurs fois qu'il ne voulait pas la contrister en la forçant de s'enfoncer dans une forêt où l'attendaient des souffrances, des privations de tout genre. Il fallait en effet y regarder à deux fois ; car ce n'était pas une petite entreprise que de monter une famille à travers les arbres et de compter pour la faire vivre sur le revenu d'une terre en bois debout. Humainement parlant, c'était une entreprise hasardeuse et téméraire ; mais il comptait sur Celui qui donne du pain aux petits oiseaux et ne permet jamais que ceux qui placent en Lui leur confiance manquent du nécessaire. La femme de Beauchesne avait tout compris et voulait, coûte que coûte, 1' •exécution d'un projet qu'elle prévoyait leur porter bonheur.

Aussi, quand l'heure du départ fut sonnée, elle s'embarqua gaiement, faisant avec générosité le sacrifice de ses parents et de sa paroisse, où elle avait passé de si beaux jours.

Comment raconter les fatigues et les misères qu'endurèrent nos hardis voyageurs dans ce trajet, de Gentilly à la rivière Nicolet ? Qu'il suffise de dire qu'il y avait

encore à certains endroits quatre pieds de neige et qu'ils n'avaient pour se guider dans la route à parcourir que quelques traces de raquettes.

M. Charles Beaucliesne disait qu'il lui était arrivé plusieurs fois, dans ce mémorable voyage, de perdre de vue son cheval, qui traînait sa femme et ses enfants. Il lui fallait alors tantôt secourir avec peine l'animal embourbé jusqu'aux oreilles, tantôt lui frayer un passage à travers les branches toujours prêtes à l'aveugler.

Quoique parti de Gentilly dès l'aurore, le jour était déjà sur son déclin et Beauchesue était encore à une o-rande distance des premières habitations, qui se trouvaient dans les Pointes de Bulstrode. Que de noires pensées se présentèrent alors à l'esprit du père et de la mère! D'un coté ils voyaient leur animal perdre des forces ; de l'autre, l'obscurité qui allait grossissant à chaque instant. Quelle triste perspective devant eux ! Passer la nuit dans la forêt sans abri, exposés eux et leurs enfants à y périr ! Dans des circonstances aussi critiques, ils élevèrent les yeux et les mains vers notre bonne Mère du Ciel, que nous n'invoquons jamais en vain.

Leur prière fut entendue et leurs vœux exaucés. A une heure avancée dans la nuit, grâce à la lumière des étoiles qui étincelaient dans le firmament, nos voyageurs arrivèrent enfin chez François Marchand, leur beau-frère, où ils reçurent une franche hospitalité. Après un repas frugal dont l'appétit fut le principal assaisonnement, les quelques heures qui restaient pour le sommeil furent bien employées.

Il fallait pourtant penser à parvenir au terme du

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voyage ; car il y avait encore une assez grande distance à parcourir pour arriver à la cabane de bois rond, la seule habitation de St-Cliristoplie. Aussi, le 23 mars 1835, dès le matin, la famille Beaucliesne se mit en marche, et ce ne fut que dans l'après-midi, bien tard, qu'ils arrivèrent à la Rivière Nicolet.

Là, une première et cruelle épreuve les attendait. Quel ne fut pas tout d'abord le désappointement de Beaucliesne, quand il vit que la débâcle était faite, et qu'il lui fallait faire un très long détour pour aller déposer ses enfants sur l'autre rive de la rivière ! Mais plus grande encore fut son inquiétude quand il vit son animal, sur lequel il comptait pour opérer les premiers travaux de défrichement, tomber épuisé et perdre son sang par de larges plaies. On comprend sans peine que l'animal avait dû se heurter bien souvent contre les arbres à travers lesquels il avait passé. Tous les soins possibles lui furent prodigués, mais ce fut peine inutile; il mourut quelques heures plus tard.

Dans les premiers temps, les colons qui venaient se fixer dans les Bois-Francs n'avaient que deux industries pour se procurer les choses de première nécessité : le salin {sall)^ et le sucre. Le salin, ou sall^ est le produit brut que l'on obtient en faisant évaporer jusqu'à siccité la lessive des cendres de l'orme, de l'érable, du merisier, etc. La potasse est le salin calciné. Le salin se faisait à peu près comme le sucre.

Charles Beauchesne fut donc obligé de recourir à ces deux industries pour assurer sa vie et celle de sa famille. Il se mit à entailler un certain nombre d'érables pour y faire du sucre, tout en s'occupant de l'industrie

du salin. Il fut amplement payé de ses peines, car en peu de temps il se vit en possession de plusieurs centaines de livres de sucre.

Le neige disparue, nos colons se mirent hardiment à l'œuvre et défrichèrent une assez grande étendue de terre, qu'ils ensemencèrent aussitôt les chaleurs du printemps arrivées. Mais les provisions diminuaient à vue d'oeil. Les sauvages qui venaient faire la chasse dans les environs leur laissaient bien la chair des animaux qu'ils abattaient, mais, faute de sel, on ne pouvaient en conserver longtemps. Alors il fallait se contenter du consommé alors en usage. Il consistait en choux gras, feuilles de patates, feuilles de bois blanc, persil sauvage, pourpier sauvage et ail sauvage. Le tout, après avoir bouilli une couple d'heures dans de l'eau claire, était servi aux convives. Heureux quand on pouvait y ajouter un peu de lait.

Le breuvage à la mode était le thé de pommettes rouges.

Le fondateur de la paroisse, Charles Beauchesne, type du travailleur et de l'honnête citoyen, après avoir occupé sa terre pendant près de cinquante ans, élevé une nombreuse famille, s 'endormit paisiblement dans le Seigneur, le 7 juin 1883. Son épouse, Agathe Deshaies, l'avait précédé dans la tombe de plusieurs années. Elle était morte le 7 juillet 1867.

M. Louis Gameau, ami et compagnon du fondateur de St-Christophe, vint s'établir àîArthabaska le 21 mars 1835. Il était né aux Grondines le 15 février 1796, de Gabriel Garneau et de Françoise Trottier.

A douze ans, il quitta ses parents et voyagea dans le Haut-Canada pendant vingt-quatre ans.

Au retour de ce long voyage, il décida de se faire cultivateur. Il acheta une terre, dans la paroisse de St-Casimir, et 3^ demeura trois ans. C'est alors qu'il prit le chemin des Bois-Francs.

Il avait avec lui un fusil, une hache, 20 piastres en argent, un sac de farine, un baril de lard et avec tout cela un courage capable de surmonter tous les obstacles.

Il était accompagné d'un nommé François Martin, l'homme le plus travaillant, au dire des colons, que l'on ait jamais rencontré. Lorsqu'il se rendait au champ ou qu'il en revenait, quelque course qu'il eût à faire pour obéira son maître, il allait toujours au train de poste. Si quelqu'un voulait l'amuser \^^ Saîitan Bougre^ à\'à2À\.-ï\. (c'était son expression favorite), ne vo3'ez-vous pas devant nous le besoin qui nous commande ? il faut travailler si nous ne voulons pas que la misère nous gagne."

Or, François Martin était un fumeur de renom ; vous l'eussiez entendu venir de huit arpents à la ronde, au bruit qu'il faisait pour allumer avec sa pierre et son briquet (batte-feu), car il allumait souvent, sans pourtant jamais s'arrêter. Si l'on me demande comment il se faisait qu'il dépensât tant de tabac dans un pays qui n'en produisait pas encore, je répondrai de suite que notre homme n'était pas difficile. Quand il était pressé par l'ouvrage, il fumait des feuilles de patates. S'il pouvait avoir un moment de loisir, on le voyait grimper à la tête des hêtres ou des ormes, pour aller, disait-il, approvisionner sa tabatière.

Quelqu'un qui ne connaissait pas son stratagème lui

demandait un jour la faveur de charger dans sa blague. Par malheur, notre fumeur était occupé, très occupé dans le moment, et quand il était à l'ouvrage, il n'était pas aisé de le distraire. Comme notre importun faisait des instances : " Satan bougre, " lui dit Martin, d'un ton brusque, "si vous voulez fumer absolument, allez chercher ma tabatière et servez-vous ; je l'ai laissée dans la tête des grands arbres que vous avez devant vous."

Le 5 février 1838 (i), Louis Gameau épousa à Gentilly demoiselle Archange Roberge. Il continua à défricher et à occuper sa terre à St-Christophe jusqu'à sa mort, arrivée le 25 avril 1856. Il légua sa propriété à son fils adoptif, Joseph. Né à Gentilly le 9 novembre 1828, Joseph se maria à Arthabaska le 10 juillet 1849, à demoiselle Lucie Rivard dit Lavigne. Il mourut à Arthabaska le 19 février 1906.

Les quelques braves colons nommés plus haut et qui formèrent le noyau de la population de St-Christophe, en 1835, ne devaient pas rester longtemps seuls dans la forêt. Bientôt plusieurs familles vinrent se grouper autour d'eux. Ce furent entre autres :

Louis Rivard dit Lavigne et son épouse, Adélaïde Durant.

Joseph Cloutier et son épouse, Nathalie Sauvageau,

Charles Dubois et son épouse, Marguerite Chandonnais.

François Marchand et son épouse, Marie Beauchesne,

J.-B. Boudriault et son épouse, Julie Collet (Rivière du Loup).

(1) Voir registres de Gentilly.

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Charles-Edouard Gosselin et son épouse, Marie

Ouellet.

Joseph Lavigne et son épouse, Sophie Rhau dit

Alexandre,

François Leblanc et son épouse, Geneviève Proven-

cher.

Joseph St-C3^r et son épouse, Cécile Babineau, Joseph Rivard dit Lavigne et son épouse, Rosalie

Rivard,

J.-B. Ouellet et son épouse, Judith Durand,

Louis Hamel et son épouse, Archange Provencher,

Léon Billy et son épouse, Marie Verret,

Maximin Morin et son épouse, Euphrosine Chouret,

François Brisson et son épouse, Emélie Langevin.

PREMIERS MISSIONNAIRES d'ARTHABASKA ET DES POINTES DE BULSTRODE : — (rIVIÈRE AU LOUP)

Le premier prêtre qui visita les colons d'Arthabaska et des Pointes de Bulstrode fut M. l'abbé Olivier Larue, curé de Gentilly. Il fit sa première mission probablement le 8 février 1838, alors qu'il baptisa sous condition cinq enfants (i) : Louis Olivier, né 18 décembre 1S37, fils de Joseph Cloutier et de Marie-Nathalie Sauvageau, Joseph Narcisse, né 3 avril 1836, fils de Pierre Cloutier et de Louise Bertrand, Marie Philomène, née 4 juin 1837, fille de Pierre Beauchesne et de Archange Montambault,

(1) Voir registre de Gpntilly, année (1838)

Marie-Emélie, née le 19 janvier 1838, fille de Pierre Cloutier et de Louise Bertrand, Marie-Philomène, née le 24 mars 1837, fille de J.-B. Boudriauk et de Julie Collet, de la Rivière au Loup (i). M. Larue aurait dit la messe chez un M. Hamel, dans les environs de la grande ligne entre Stanfold et Bulstrode. En janvier 1839, les 17 et 18, M. Larue vint encore visiter les fidèles d'Arthabaska et des Pointes de Bulstrode. Il y dit la messe chez M. Valère Lavigne, sur le lerlotdu laème rang de Bulstrode, et fit quatre baptêmes (2). Monsieur Larue aurait alors poursuivi sa course jusqu'aux habitations de Charles Beauchesne, Louis Garneau, Louis Lavigne, Joseph Lavigne et autres.

D'après certains renseignements, ce serait pendant la mission de 1839 par M. O. Larue qu'aurait eu lieu la première communion des quatre enfants dont les noms suivent : Joseph Garneau, Pierre Cloutier, Louise Cloutier et xAdélaïde Hamel. D'autres cependant, d'une opinion contraire, prétendent que cette cérémonie eut lieu sous M. l'abbé D. Marcoux, pendant sa seconde mission. Le recensement qu'il fit en 1840 semble l'indiquer.

En septembre 1838, Mgr Signa}^, archevêque de Québec, pour se rendre aux désirs de M. Larue, qui demandait un aide pour les missions dont il était chargé, avait nommé M. l'abbé Denis Marcoux vicaire à Gentilly, avec la charge de visiter les habitants des Bois- Francs ; mais, comme nous l'avons vu au chapitre de la Dénomination des Bois-Francs, ce changement ne s'effectua qu'en septembre 1839.

(1) Nom donné à une partie de la branche nord-est de la rivière Nicolet.

(2) Voir registre de Gentilly, année 1839)

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M. Denis ]\Iarcoux commença sa vie de missionnaire dans les Bois-Francs au mois de février 1S40. Pendant les mois de février, mars et avril, il vint par deux fois visiter les fidèles d'Arthabaska, des Pointes de Bulstrode et de Warwick, réunis cliez M. Valère Lavigne. Il en profita pour faire le recensement des colons de ces diverses localités.

Au mois d'août 1840, du 18 au 23, M. ]\Iarcoux fît sa troisième et dernière mission, pendant laquelle il maria, le 18 août, François Martin avec Josepkte Gaulin (i), prépara et admit à la première communion les neuf enfants dont les noms suivent :

Aubert Beaudet dit Ducap, Nérée Beauckesne, Prosper Beauckesne, Zoé Beauckesne, Emélie Beauckesne (2), Adélaïde Bernier, Marie Ouellet, Louis Marckand et Josepk Marckand.

A l'automne de 1840, les fidèles de St-Ckristopke et des Pointes de Bulstrode furent placés sous la juridiction du missionnaire des Bois-Francs, résidant à Somerset, M. Clovis Gagnon, qui les desservit de l'automne 1844 à l'automne 1848. M. C. Gagnon, alors résidant à St-Norbert d'Artkabaska, continua la même desserte.

Ses deux successeurs à St-Norbert d'Artkabaska, M. l'abbé Moïse Duguay et M. l'abbé Paul de Villers, furent ckargés de la même mission, jusqu'à l'ari'ivée à St-

(1) Voir greffe d'Arthabaska. Regiirtre des Missions Catholiques de Blandford, etc., année 1840,

(2) Demoiselle Emélie Beauchesne, fille de Pierre Beaucliesne et de Archange Montambault et nièce du fondateur de la paroisse. Elle est aujourd'hui âgée de 87 ans n iiemeure à PHôtel-Dien d'Arthabaska. Elle est née à Bécanmiir le 1er février 1827 et arriva à St-Christophe en 1836. Par la résidence, elle est là plus ancienne personne d'Arthabaska et probablement de tous les Bois-Francs.

Christophe du premier curé, M. l'abbé P.-H. Suzor, en octobre 1851.

Les différents actes de baptêmes, mariages et sépultures pour St-Christophe, de 1836 à 1852, sont inscrits soit dans les registres de Gentilly, de Somerset et de St- Norbert d'Arthabaska.

Les premiers actes que nous trouvons dans les registres de Gentilly concernant St-Christophe sont datés du 2 janvier 1836. Ce sont les baptêmes de Jean- Baptiste, né le 18 mai 1835, fils de François Marchand et de Marie Beauchesne, et de Marie-Scholastique, née le 28 novembre 1835, ^^^^ ^^ Charles Beauchesne et de Marguerite Levasseur.

Le premier registre pour les missions catholiques de St-Christophe d'Arthabaska, de St-Médard de Warwick et de St-Jules de Bulstrode (aujourd'hui, 1914, St-Valère) a été authentiqué le 18 décembre 1851, et le premier acte signé par M. P.-H. Suzor est daté du ler janvier 1852.

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