PREMIERS COLONS
Le township de Warwick, dès 1804, fut en grande partie concédé à des Anglais. Bouchette nous dit qu'en 181 5 il n'y avait encore aucun habitant d'établi ou résidant.
Le II février 1839 apparaît dans les registres de St- Edouard de Gentilly le nom de Olivier Boisvert, de Warwick, lequel se maria, à Gentilly, avec Josephte Desbaies dite St-Cyr, du township de Warwick.
Le 20 mars 1840, on trouve le nom de Louis Martin, de Warwick. Il fait baptiser, pendant la mission à Artbabaska, faite par M. D. Marcoux, vicaire à Gentilly et missionnaire des Bois-Francs, une fille du nom de Lucie^ née le 20 février précédent.
Le 18 mars 1842, M. C. Gagnon, missionnaire des Bois-Francs, résidant à Somerset, dans une mission qu'il fit à Artbabaska, baptise Caroline, née le 17 septembre 1841, fille de François-Xavier Leclerc et de Marguerite Martel, de Wai-wick.
Un recensement, fait en 1840 par M. D. Marcoux, au cours de ses missions à Artbabaska, nous apprend qu'alors il y avait à Warwick 53 âmes, dont 41 communiants. Ce recensement ne comprenait sans doute que les canadiens catholiques établis près du township d' Artbabaska ; il ne peut être question des colons établis près du township de Kingse};-.
Par les registres pour les " Missions catholiques des townships de Blandford, Stanfold, Somerset, Artbabaska,
Warwick et autres," nous constatons, comme résidants à Wai-wick de 1840 à 1844, les familles dont les noms suivent :
Louis Martin, époux de Marie Lachance, F.-X. Leclerc, époux de Marguerite Martel, Jean-Alexandre Raux, époux de M.-Anne Ducas, Prisque Larivée, époux de Malvina Leclerc, Louis Robida, époux de Rosalie Hamel, J.-B. Robida, époux de Louise Gauthier, Joseph Painchaud, époux de Aimée Dubois, Adrien Hervieux, époux de Marguerite Hébert, Olivier Leclerc, époux de Marguerite Martel, Ignace Gauthier, époux de Julie Robida, J.-B. Gauthier, époux de Marguerite Conseiller, Louis Dubois, époux de Adéline Gagnon, F.-X. Martel, époux de Zoé Béliveau, Louis Laroche, époux de Domithilde Laroche, Ignace Demers, époux de Marie Béliveau, J.-B. Perrault, époux de Elisabeth Houle, J.-B. Perrault, époux de Léocadie Pothier, J.-B. Ouellet, époux de Josette Durant, J.-B, Robida, époux de Ludivine Gilardeau, Jérôme Laroche, époux de Marie-Louise Martel, Georges Martel, époux de Louise Gervais, Théophile Ouellet, époux de Rosalie Hamel, Joseph Robida, époux de Dorothée Boudreau, Germain Perrault, époux de Léocadie Durand, Félix Durand, époux de Esther Bemier, François Hamel, époux de Marie Houle, Etienne Martin, époux de Marie Dupont, François Chénard, époux de Angélique Hamel,
Louis Masley, époux de Marguerite Robida, J.-B. Martel, époux de Esther Marcotte, François Martel, époux de Victoire Marcotte, J.-B. Laroche, époux de Léocadie Durand, Jacques Martel, époux de Lucie Béliveau, Elisée Béliveau, époux de Ovile Martel, J.-B. Gauthier, époux de Marie Baker, Louis Gauthier, époux de Flavie Lafrance, Joseph Chailloux, époux de Victoire Marcotte. D'après les archives du département des Terres de la Couronne, nous constatons que, de 1804 a 1840, presque tous les lots faisant partie des six premiers rangs du township de Warwick, lesquels formèrent plus tard la paroisse de St-Médard, ont été la propriété des Anglais. Nous trouvons à peine dix à douze noms canadiens.
En 1842 arrivèrent à WarM^ick J.-B. Robida (Batoche), Olivier Leclerc et J.-B. Gauthier.
En 1844, ce fut le tour de Jean Béliveau, Ignace Demers, J.-B. Perrault, J.-B. Lafrance dit Dubois, Joseph Painchaud et de plusieurs autres.
L'élan était donné ; l'exemple de ces valeureux pionniers en décida un bon nombre d'autres à venir se tailler un domaine dans le township de Warwick. Peu à peu l'élément Canadien augmenta, et un jour vint où on trouvait à peine quelques noms anglais. A Warwick comme dans les autres cantons des Bois-Francs, le courage, le travail, la persévérance des premiers colons canadiens nous reconquirent ce beau territoire tout d'abord destiné à être le patrimoine d'une population de langue et de religions différentes des nôtres.
En effet, si la langue française et la religion catholi que
régnent aujourd'hui à Warwick, disons le hautement et avec grande vérité, nous le devons au dévouement et aux sacrifices de nos ancêtres.
La paroisse de St-Médard de Warwick, dont la fête se célèbre le 8 juin, comprenait, lors de son érection canonique par Mgr Thomas Cooke, évêque des Trois-Rivières, le premier mai 1860, le territoire faisant partie des cantons de Warvvdck et de Tingwick, connu et désigné comme les ler, 2ème, 3ème, 4ème et 5ème rangs de Warwick, et le premier rang de Tingwick, le dit territoire ayant environ neuf milles de front sur environ six railles de profondeur. La proclamation de l'érection civile est datée du 24 octobre 1860.