L'ORPHELINE
En 1834, par une belle matinée de juillet, le stage à quatre chevaux du père Isaac Cutter, rempli de voyageurs et boun'é de fret, s'anêtait au presbytère de Drummondville et y laissait descendre une petite fille.
Elle avait pour tout bagage quelque linge enveloppé dans une grossière pièce de coton. C'était une fillette de cinq ans, vêtue pauvrement, mais à l'œil vif et plein d'intelligence, montrant déjà un grand fonds d'énergie et de bonté.
Tout en elle indiquait une origine celtique.
M. Robson l'avait connue environ un an auparavant, dans sa mission à St-Hubert de Tingwick (à présent 3t- Patrice).
Après la mission, il se promenait sur la lisière de la forêt, à quelque distance des groupes de fidèles, en récitant son bréviaire, quand il vit accourir à lui une enfant toute en sueurs et en larmes :
" Venez, venez de suite, mon père se meurt ! "
M. Robson, toujours zélé pour les malades, et guidé par l'enfant, prit de suite un sentier tortueux presque impassable qui s'enfonçait dans l'épaisseur de la profonde forêt de Tingwick et conduisait à la cabane en bois rond {log house) de Peter Mahon, tailleur de son métier.
Là gisait sur quelques branches de cèdre et de sapin le malheureux père d'une nombreuse famille arrivée depuis deux ans seulement d'Irlande.
Il reçut les derniers sacrements et mourut quelques jours après.
M. Robson resta vivement frappé de l'intelligence et des connaissances de sa jeune guide et promit au moribond d'en être le protecteur.
A la mission suivante M. Robson apprit la mort de Peter Mahon et la dispersion de sa famille, que la mère, trop pauvre, ne pouvait supporter.
Il s'enquit spécialement de la petite Mary-Victoria.
Elle avait été placée chez un ministre protestant qui demeurait sur le chemin de Richmond à Sherbrooke, probablement à Windsor Mills.
Effrayé des dangers que l'âme de cette enfant allait courir, M. Robson se rendit auprès du ministre pour réclamer sa protégée. Il lui raconta son histoire, fit valoir ses droits de prêtre catholique sur l'âme d'une enfant catholique et la promesse faite au père mourant. Le ministre qui, paraît-il, avait une famille assez nombreuse, accéda avec plaisir à la demande du saint missionnaire, qui était vénéré de tous, sans distinction de culte.
Le jour fut fixé où le Révérend ministre enverrait la petite fille par le stage qui voyageait de Sherbrooke au port St-François.
Quand la jeune enfant frappa à la porte du presbytère, M. Robson était absent. Il était allé dans le village chercher une famille où sa protégée aurait un asile sûr.
La servante vint ouvrir, et, la laissant seule à la cuisine, en attendant le retour du missionnaire, continua dans les chambres de la maison sa besogne journalière.
A son retour, M. Robson fit mander sa petite Maiy- Victoria,
La servante ne trouva à la cuisine que la malle de l'enfant.
On fit des perquisitions dans les chambres tt dans les environs. Tout fut inutile, la petite était disparue.
Le saint missionnaire, tout désolé, tremblant de voir s'échapper cette âme à laquelle il tenait tant, cette enfant dont il s'était constitué le père aJoptif, donna l'éveil dans le village.
On battit la forêt de Grantham et de Weudover.
Pendant plusieurs jours les échos des bois retentirent des cris du cor et des coups de fusils.
Tout fut inutile !
Nulle trace ! nul indice ! !
Les forêts gardèrent leur secret, le m3^stère son impénétrabilité.
Quelques semaines plus tard, on apprit qu'une femme à l'air hagard, accompagnée d'une petite fille alerte mais amaigrie parla fatigue et la faim, avait été rencontrée par des chasseurs sur les bords de la rivière Nicolet.
A sa demande, les chasseurs la traversèrent sur l'autre rive.
Cette petite fille n'était-elle pas M ar}'- Victoria ?
On remarqua aussi à cette époque la disparition d'une pauvre folle qui vint plus tard se réfugier chez le père Honoré Gagnon, Mary-Ann Chase.
Bile allait souvent au presb^'tère, mais on ne la revit plus après le départ de la protégée de M. Robson.
La coureuse des bois n'était-elle pas l'auteur du vol de l'orpheline !
Mais comment aurait-elle pu la décider à la suivre ?
Comment auraient-elles traversé la rivière St- François ?
M. Robson avait été transféré à la cure de St-Raymond.
Dans ses rêveries solitaires il se rappelait toujours les vallons de Durham, les montagnes de Kingsey et de Shipton, les forêts de Tingwick et les plaines de Stans-
tead ; il revoyait, par la pensée, les campagnes à demi déboisées, qui avaient eu les prémices de son zèle apostolique.
Et dans ses rêveries le missionnaire revoyait toujours la figure tout en larmes et en sueurs de la petite Mary Mahon.
Un jour il reçut de St-Antoine de Tilly une lettre dont la lecture le fit tressaillir.
Comme cette lettre était écrite en français, il crut qu'il y avait mystification.
Quelques jours plus tard il en reçut une autre en anglais et signée encore du nom de Mary V. Mahon.
A cette vue son cœur se brise de joie, et un torrent de larmes jaillit des j^eux du saint missionnaire.
Il partit bientôt pour St-Antoine, dont le curé était alors le Révérend Louis Proulx.
M. Proulx, qui affectionnait vivement la jeune orpheline, raconta sa vie à M. Robson.
Elle était arrivée un matin, avec une idiote, à un moulin à farine bâti près de la forêt.
Toutes deux étaient à moitié mortes de faim. La petite fille surtout faisait pitié. La folle, que l'on supposait être sa mère, la maltraitait sans cesse.
Plusieurs cultivateurs se trouvaient dans le moulin.
Grande fut leur surprise à la vue de ces deux personnes dont ils ne comprenaient pas le langage.
L'un d'eux, M, de Sévigny, plus touché que les autres de l'état pitoyable de la petite fille, fit comprendre par signes qu'il désirait adopter l'enfant.
La marâtre parut acquiescer avec plaisir à cette
offre et vint déposer dans les bras du brave cultivateur la petite fille, qui ne fit aucune résistance.
La pauvre insensée erra encore quelques jours dans les environs puis reprit le chemin de la forêt.
M. de Sévigny n'avait pas d'enfant, bien que marié depuis plusieurs années ; aussi remercia-t-il Dieu de lui avoir donné celle qui lui arrivait dans des circonstances aussi merveilleuses.
Madame de Sévignj?- combla sa petite orpheline de caresses, et la joie des bons parents fut à son comble quand leur fille adoptive put dire quelques mots de français.
Elle était leur orgeuil et leur joie par sa beauté, les bonnes dispositions de son caractère et de sa piété angélique.
M. et Madame de Sévigny, qui tenaient à donner une éducation chrétienne à leur fille, s'empressèrent de l'envo3^er à l'école, oii elle se distingua parmi toutes ses compagnes par ses progrès, sa sagesse et la bonté de son cœur.
A l'âge de treize ans, ella entra comme pensionnaire à l'Hôpital-Général et termina son éducation au couvent des Ursulines à Québec.
Partout ses progrès dans la science et la vertu furent brillants et rapides.
Elle était arrivée à cet âge oii les grandes âmes prédestinées sentent en elles comme un profond sentiment de vague et d'infini qui est le signe avant-coureur de l'amour du grand Infini, du Dieu de l'univers, auquel elles se voueront pour toute leur vie.
SAINT-MEDARD DE V\'ARWICK 405
Et dans ses rêveries, à travers ses projets d'avenir, au milieu de ses travaux, la petite Mar}' retrouvait toujours le souvenir indécis d'un bon prêtre qui l'avait adoptée et lui avait promis d'être son protecteur.
Elle repassait souvent sur le calendrier les noms des prêtres, et chaque fois qu'elle lisait le nom de M. Robson, une voix intérieure, un sentiment indescriptible de reconnaissance lui répétait : "c'est lui."
Et elle cherchait alors à relier la chaîne de ses souvenirs : la mort de son père, le saint prêtre qu'elle était allé chercher, son vo3^age dans le stage et sa longue
marche à travers la forêt.
Enfin un jour, pendant les vacances, elle se décida à écrire à M. Robson, lui demandant des nouvelles de sa mère dont elle n'avait jamais entendu parler depuis son départ et dont elle ignorait même le nom.
Ne recevant pas de réponse, elle écrivit une autre lettre dans sa lans^ue maternelle.
Cette dernière décida M. Robson à faire le voyage de S t- Antoine.
M. l'abbé Proulx conduisit le saint missionnaire chez M. de Sévigny.
En apercevant ?vl. Robson, la jeune orpheline reconnut son premier protecteur et se jeta dans ses bras, comme on se jette dans les bras d'un père après une longue absence.
— Est-ce toi, ma fille, ma pauvre enfant ? répétait le saint prêtre en pressant sur son cœur cette jeune orpheline dont la vue lui rappelait sa longue vie de missions dans les townships de l'Est.
4o6 LES BOIS-FRANCS
Ht il bénissait Dieu de lui avoir procuré cette grande joie et d'avoir donné à sa petite protégée des parents qui secondaient si bien les vues de la providence sur elle.
Après un cours d'études brillant, Mar5^-Victoria rentra dans sa famille adoptive, dont elle fut " la consolation par ses vertus et ses bonnes qualités."
Je cède ici la place aux notes que m'a transmises avec bienveillance la sœur secrétaire du couvent des Soeurs de Charité de Québec :
" Répondant à l'appel Divin, elle entra au noviciat des Ursulines le 28 mars 1848.
'' Au bout de quelques mois d'une fervente probation, elle revêtit le saint babit et prit le nom de sœur Ste- Eulalie.
" Sa santé s'altéra progressivement, au point de tomber dans le plus grand délabrement.
" Ses supérieures, sur l'avis du médecin, lui déclarèrent qu'elle devait cesser une telle lutte, qu'il fallait absolument songer à remettre sa santé, et pour cela rentrer dans le monde.
" Elle sortit le 24 août 1849.
" Pendant deux ans Mlle Mahon se mûrit encore sous le coup de l'épreuve ; son but ne variait pas. Elle attendait seulement qu'elle eût recouvré assez de force physique pour remplir son unique désir.
" Le bon Dieu avait des préférences particulières pour la pauvi-e orpheline qui, encouragée par son père et protecteur, le Révd M. Proulx, obtint enfin l'entrée, de notre noviciat, et elle fut admise le 17 octobre 1S51, la
SAIXT-MÉDARD DE WARWICK A-OJ
troisième année de la fondation de notre maison à Qnébec.
" Elle prit en religion le nom de mère St-Louis et fit profession le 21 novembre 1S53."
Dieu voulait que cette enfant de la Providence devînt à son tour la providence d'une multitude d'êtres abandonnés, orphelins comme elle, et comme elle recueillis par la cliarité clirétienne.
Elle fut pendant douze ans supérieure générale et pendant neuf ans assistante-générale.
Elle mourut le 10 juillet 1S87.
La chronique ajoute :
"Pour nous, décrire les qualités et les vertus de notre vénérée mère St-Louis, c'est faire une règle vivante, une religieuse accomplie, la plus dévouée des mères.
Elle était la reine de la Charité, la mère de toutes les douleurs, procurant, comme disait Lamartine,
"au malade la ^aiîté,
'* Au mendiant le pain qu'il 'jlenre, " A l'oi'pb'-lin une demeure. " Au prisonnie. la liberté.
Je ne puis résister à la tentation de citer les notes personnelles de la mère St-Louis en terminant cette étude.
Elles redoubleront, j'en suis sûr, la sympathie que l'on ne peut manquer de ressentir pour cette religieuse dont la jeunesse fut si agitée et marquée d'un sceau providentiel.
Laissons-la parler elle-même :
" Je suis née en Irlande, en 1829. Je m'appelle
Mary-Victoria. A peiue âgée de deux ans, j'ai émigré au Canada avec mes parents, qui étaient pauvres.
" Mon père s'appelait Peter Mahon ; je n'ai jamais connu le nom de ma mère.
" Pendant la traversée, un homme fit semblant de vouloir me jeter à la mer, mais je criai : " Maman 1 " Cette impression de frayeur, je l'ai conservée toute ma vie et j'aurais reconnu, après de longues années, l'homme qui en avait été la cause.
" A Québec nous logions dans une maison où se trouvaient deux San vagesses. L'une d'elles fit mine de me jeter au feu. Cette fois encore j'appelai ma mère (sa mère ! qu'elle a à peine connue, de laquelle elle nous a parlé si souvent, sans que jamais elle ait prononcé ce nom qu'avec des paroles de tendresse et d'amour, sans que des pleurs perlassent sous ses paupières).
L'enfant continue :
" En compagnie de mon père et de ma mère je laissai Québec dans un sleigh ; je crois avoir traversé le fleuve et il me semble qu'un homme précédait la voiture pour s'assurer si la glace était solide. J'ai toujours ignoré le nom de la paroisse oii j'avais demeuré avec l'auteur de mes jours. Je me souviens que mon père était tailleur ; bon et plein d'affection pour moi, il aimait à me voir assise près de lui pendant son travail, me racontait quelques histoires pieuses et m'apprenait mes prières.
'' Je me rappelle aussi fort bien avoir vu le Révérend M. Robson chez nous.
" Il venait donner les encouragements et les consolations de son ministère à mon père qui, d'après mes souvenirs, était atteint de consomption.
" Il mourut peu après, et jamais je n'ai oublié l'impression douloureuse que me fit le dernier baiser donné aux restes inanimés de celui que j 'aimais de toute mon âme !
" J'aimais au- si beaucoup ma mère, mais il me semble que je sympathisais moins avec elle qu'avec mon père, et dès que j'ai été capable de porter un jugement je la crus protestante, d'après sa manière d'agir à mon égard."
Cette dernière phrase explique comment la jeune Mary-Victoria fut placée chez un ministre protestant après la mort de son père.
L'enchaînement des faits et des événements dans cette vie précieuse est tout à fait merveilleux, et c'est avec raison qu'on a surnommé, dans nos Townships, la mère St-Louis, "L'enfant de la Providence."
En 1844, M. H. Robson fut nommé premier curé de St-Raymond de Portneuf. En 1845, il devient vicaire à St-Thomas deMontmagny, et, en 1847, missionnaire à la Grosse-Ile.
" On rapporte qu'en 1847, ^^ promenant avec un de ses amis sur les bords du St-Laurent, en face de la Grosse- Ile, oii les malheureux émigrés d'Irlande étaient débarqués et que l'on pouvait alors appeler \ Ile de la Mort^ il lui dit en montrant cet endroit terrible : " De là au ciel il n'y a pas loin ! J'irai et je donnerai ma vie, s'il le faut, pour ces malheureux."
" On se rappelle encore les horreurs de cette année terrible appelée Va7înée du typhus.
A la suite de la grande famine qui sévit en Irlande en 1846-1847, plus de 100,000 Irlandais prirent le chemin du Canada. Une association fut formée pour activer
ce mouvement insolite. L'organisation était défectueuse ainsi que les moj^ens de transport
On entassait les malheureux dans des navires impropres à cet usage.
Pour comble de malheur, les fièvres tj^phoïdes se déclarèrent dans ces agglomérations humaines.
Le gouvernement ne s'attendait pas à cette émigration. On plaça les malheureux sous des sheds et dans les hôpitaux des villes et de la Quarantaine.
Un rapport porte à 5,293 le nombre de ceux qui moururent en mer, 3, 389 à la Grosse-Ile, 1,137 ^ Québec, 3,862 à Montréal, 130 à Lachine et 39 à St-Jean.
Ce nombre formait environ un septième de l'émigration.
Le clergé canadien et les sœurs delà Charité et de la Pro\4dence se dévouèrent pour procurer aux malheureux les secours de la religion et la nourriture. Plusieurs laïques se dévouèrent aussi, et un grand nombre de personnes moururent victime de leur zèle.
Parmi les victimes on remarque trois desservants de la mission de St-Pierre de Wickham : Mgr Power, M. Paisley et M. Robson.
Nommons aussi \l. le grand vicaire Hudon, M. Roy, curé de Charlesbourg, M. Chaderton, ministre protestant, et Mills, maire de Montréal, MM. les abbés Ed. Montminy, F.-S. Bardy, P. Roy, J. Richard, Pierre Richard, René Carof, P. Morgan, F. Colgang et L.-M. Inerney. Plusieurs autres prêtres contractèrent la maladie sans en mourir : entre autres Mgr Prince, MM. E.-A. Taschereau (plus tard cardinal) MM. Gauran, Auclair, Beaubien, etc., etc.
Un grand nombre d'émigrés furent placés dans des familles canadiennes.
En 1859, le célèbre patriote irlandais Wm. Smith O'Brien disait : " L'histoire des fléaux qui ont ravagé le monde ne nous offre que de bien rares exemples d'un plus grand dévouement. Beaucoup de prêtres sont tombés victimes de leur charité. Donnez à ceux d'entre eux qui ont survécu et qui, maintenant encore, ne peuvent raconter sans horreur les affreuses souffrances aux- -quelles l'insouciance anglaise condamnait alors nos compatriotes, donnez-leur la consolation d'apprendre qu'en Irlande, comme au Canada, leurs héroïques travaux ont trouvé de justes appréciateurs."
Nul ne travaille avec plus d'ardeur au soulagement des malades que M. H. Robson,
Un prélat distingué du diocèse de Québec disait récemment, en parlant du dévoué missionnaire : " Doué d'une force physique extraordinaire, il descendait dans la cale des vaisseaux nouvellement arrivés, oii, enfoncé dans la boue jusqu'à la cheville du pied, il retirait les malheureux qui s'y trouvaient, et les transportait sur ses épaules jusqu'à l'Hôpital.
Un tel sacrifice eut bientôt sa récompense.
Il l'avait dit auparavant : " De là au ciel il n'3^ a pas loin."
Atteint de la terrible maladie, il fut transporté à l'Hôtel-Dieu, à Québec, le 25 juin 1847, ^^ mourut le ler juillet.
Voici la copie de l'acte mortuaire conservé à l'Hôtel- Dieu du Précieux Sang de Québec :
Le deux juillet mil huit cent quarante-sept, nous
soussigné, évêque de Sydime, (Mgr Turgeon) et coadjuteur de Monseigneur l'archevêque de Québec, avons inhumé dans le sanctuaire de l'église des Dames Religieuses de l'Hôtel-Dieu de cette ville, du côté de l'épître, vis-à-vis le trumeau qui se trouve entre la chapelle dédiée à St-Antoine et la grille, le corps de messire Hubert Robson, Prêtre, Vicaire à St-Thomas, paroisse du diocèse de Québec, décédé hier au matin, au dit Hôtel- Dieu, âge de trente neuf ans et deux mois environ.
'' Présents, outre un grand nombre des messieurs du clergé, de parents et d'amis du défunt, messieurs Antoine Parent, prêtre, supérieur du Séminaire de Québec, Léon Gingras, prêtre, Charles Félix Garneau, prêtre, secrétaire du diocèse, Edouard Gabriel Plante, prêtre, David Martineau, prêtre, qui ont signé avec nous : " Signé : Ant. Parent, Ptr.
E.-G. Plante, Ptre.
LÉON Gingras, Ptre.
D. Martineau, Ptre.
P. Say, Ptre.
J.-F. Baillarge, Ptre.