‹ Les Bois-Francs (volume 2)Chapitre 97 sur 115 · C.-F. Cazeau, Ptre · texte numérisé non relu

C.-F. Cazeau, Ptre

Jean Langevin, Ptre.

S. Langevin, Ptre.

S. Massé, Ptre.

T. -S. RiVARD, Ptre.

t P.-F. Ev. DE Sydime."

Dans une note à la mère St-Antoine, supérieure de

l'Hôtel-Dieu, datée le ler juillet 1847, M. Jérôme

Demers, supérieur ou chapelain, disait : " Conservez

quelques reliques de ce respectable martyr de la cha-

rite", ce qui indique la vénération que l'on avait pour le missionnaire des townships.

PREMIERE CHAPELLE SUR LE çème LOT DU 1er rang de warwick.

Il est assez difficile de donner d'une manière précise la date de la construction de la première cliapelle. Les documents sont rares. Nous savons par la tradition que M. Hubert Robson, missionnaire en 1843 et 1S44, disait la messe dans la maison de M. J.-B. Lafrance dit Dubois, sur le 6ème lot du ler rang.

Nous vo3'ons dans les registres de Kingse}' que, le 15 janvier 1844, J.-B. Perrault et Léocadie Pothier, tous de Warwick, se marient à St-Hubert (aujourd'hui St-Patrice) de Tingwick, en présence de M. H. Robson.

Le 24 mars 1845, M. C. Gagnon publie à Wanvick les bans de mariage de Pierre Marcotte, de Kingsey, et de Hermine Potliier, de Warwick ; ceux-ci se marient à Kingsey en présence de M. C. Tardif. Ces mariages n'eurent pas lieu à Warwick, probablement parce qu'il n'y avait pas encore de cliapelle.

Voici maintenant ce que nons lisons dans le procèsverbal de la bénédiction de l'église de Warwick, le 22 décembre 1874 :

" La première chapelle fut bâtie à environ un mille de la présente église, du côté de St-Christoplie, et sur le même côté du chemin, vers 1848, sous la direction de M.

Paul de Villers, alors missionnaire de St-Norbert d'Arthabaska, et renversée par une trombe^ le lo août 1864."

Remarquons d'abord qu'en 1848 M. P. de Villers, n'était pas encore missionnaire d'Arthabaska. Il n'arriva dans les Bois-Francs que le 7 décembre 1849. De plus, voici ce que nous apprenons dans une lettre écrite par M. P. de Villers, le 20 mai 1868 :

" Le 25 décembre 1849, je fis ma première mission à Warwick. Je chantai la messe dans la maison d'un nommé Legendre, la chapelle n'étant pas encore finie. " Ce n'est donc pas sous le règne de M. de Villers que la chapelle a été commencée.

Etudions les registres de St-Norbert, de 1846,1847 et 1848 ; nous pourrons peut-être arriver à certaines conjectures.

Le ler mars 1846, sépulture dans le cimetière de Warwick de Marguerite Houle, veuve de François Hamel, décédée le 27 février, âgée de 95 ans.

(Signé) C. Gagnon, ptre.

Le 23 mars 1847, sépulture dans le cimetière de Warwick de Pierre Marcaurelle, décédé le 21, âgé de 60 ans environ, époux de Marguerite Picard.

(Signé) C. Gagnon, ptre.

Le 3 février 1848, mariage à Warwick de Georges Paquin et de Marie^Robida, tous deux de Warwick.

(Signé) C. Gagnon, ptre.

Le 3 février 1848, bénédiction de la fosse de Esther Perrault, inhumée dans le cimetière de Warwick, décédée le 16 janvier, âgée de 18 ans, fille de J.-B. Perrault et de Elisabeth Houle.

(Signé) C. Gagnon

La teneur de ces divers actes de sépultures et de mariages, sans être une preuve irréfutable, ne laisse-t-elle pas supposer l'existence d'une chapelle pour leur accomplissement ?

D'ailleurs, n'est-il pas rationnel de croire que M. C. Gagnon, en reprenant la mission de Wai^wick, à l'automne de 1844, a dû dès lors s'occuper de la construction d'une chapelle pour y accomplir aussi convenablement que possible les diverses fonctions de son ministère ?

Nous n'avons rien d'officiel pour nous permettre d'affirmer que la première chapelle a été commencée sous M. C. Gagnon et continuée par ses successeurs ; mais il ne me semble pas téméraire de lé croire.

Il n'est pas moins regrettable de constater que nous n'ayons pas de documents plus positifs sur un fait aussi important qu'est celui de la construction d'une première chapelle dans une paroisee. C'est une leçon que l'on ferait bien de ne pas oublier.

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