LE PREMIER CURE DE SAINT-CHRISTOPHE
Curé Fondateur
Mgr Philippe-Hippolyte Suzor, P. R. et V. G.
I ^ E premier curé de Saint-Christophe d'Arthabaska, M. Tabbé Philippe-Hippolyte Suzor, était né à Québec, le 1er mai 1826, du mariage de Hippolyte Suzor et de Marie Angélique De Foi. Il fit ses études classiques et théologiques au Séminaire de Québec, et fut ordonné prêtre le 30 septembre 1849. Nommé vicaire aux Trois- Rivières, il y demeura jusqu'à l'automne de 185 L
Depuis Tannée 1838, les colons d'Arthabaska étaient desservis par des missionnaires qui ne pouvaient qu'assez rarement venir les visiter, leur dire la messe et leur administrer les sacrements.
En 1843, on construisit une chapelle au 4e rang
du canton d'Arthabaska ; c'est la chapelle dite des Bras de la rivière Nicolet. En 1849, Mgr Signay, Archevêque de Québec, ordonnait de bâtir une chapelle et un presbytère à l'endroit actuel de nos édifices religieux. On commença par le presbytère, qui devait servir de chapelle et de résidence au prêtre. Au mois d'octobre 1849, M. Duguay, missionnaire de Saint-Norbert, fit la bénédiction de ce presbytère-chapelle. On construisit la chapelle en 1851. Elle avait 75 x 40 pieds, et M. Antoine Racine, curé de Stanfold, en fit la bénédiction dans la première semaine d'octobre 1851.
Tout était prêt pour la venue d'un curé, et le 1er octobre 1851, Mgr Turgeon écrivait à M. l'abbé Suzor: ''Je vous confie, par la présente, le soin de la cure et paroisse de Saint-Christophe d'Arthabaska, ainsi que les missions de Saint-Médard de Warwick, de St-Jules de Bulstrode «'Saint-Valère), puis des familles catholiques établies sur le plus petit bras de la rivière Nicolet, dans le township de Horton (Saint-Samuel). Je ne doute pas que vous vous employiez avec beaucoup de zèle à faire de bons chrétiens de tous ceux qui vous sont confiés, et je souhaite que le succès réponde à vos efforts." Les prévisions et les souhaits de l'évêque de Québec se sont réalisés ; la carrière de ce jeune prêtre, que Mgr Turgeon envoyait dans les Cantons de l'Est, a été longue, toujours digne et très méritoire. Il est facile de se figurer les fatigues, les privations, les difficultés de toutes sortes, qu'il eût à souffrir durant les premières années. Il arrivait le 25 octobre, et le lendemain, qui était un dimanche, il chantait la messe dans le presbytère-chapelle qui, comme il l'a écrit, n'avait que quatre fenêtres, et pour tout ornement à l'intérieur