‹ Les Bois-Francs (volume 3)Chapitre 93 sur 127 · MME LUCIE LABBE.— JOSEPH DUBOIS ODILE DORVAL · texte numérisé non relu

MME LUCIE LABBE.— JOSEPH DUBOIS ODILE DORVAL

grâce aux démarches du Shérif Joseph Auguste Quesnel, allait sombrer, mais elle eut un " rédempteur ", FHôtel-Dieu de Montréal.

C'était en 1892. Jusqu'à cette date, Monseigneur Elphège Gravel, premier évêque de Nicolet, avait entretenu, à bon droit, de vives inquiétudes sur le sort de cette nouvelle fondation, mais alors il fut rassuré. Il crut à sa viabilité et le prit sous sa haute protection.

La divine Providence et le bon Saint Joseph, protecteur et gardien de cette maison, suscitèrent dans les âmes de la population environnante un grand esprit de charité. Le second Evêque de Nicolet, Monseigneur Joseph-Simon- Hermann Brunault fut pour THôtel-Dieu d'Arthabaska, non seulement un véritable Père, un protecteur insigne, mais il sut encore lui créer de vives sympathies parmi son clergé et lui aider de toutes manières dans sa marche en avant vers le bien et le progrès que nous constatons de nos jours.

La Maison de charité, instituée canoniquement et bénite par Monseigneur Louis François Laflèche, voyait luire des jours plus sereins, plus consolants, elle avait traversé une époque de pauvreté, de souffrances et d'angoisses. Rien d'étonnant car toutes les oeuvres agréées par Dieu sont engendrées au pied de la croix, et doivent passer par le creuset de la souffrance.

Les épreuves et les croix sont la caractéristique des œuvres de Dieu.

Nonobstant certains événements survenus dans les premières années de l'existence de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska, une étude attentive des documents conservés dans les archives, ci et là, nous démontre parfaitement que le shérif J.-A. Quesnel est le promoteur de la fondation de

THôtel-Dieu à Arthabaska ; qu'il fut l'instrument dont la Divine Providence s'est servi pour faire naître cette institution de charité, qui rend, aujourd'hui, d'immenses services dans toute la région des Bois-Francs.

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