J.-O. BOURREAU
^îïcâen in^ïdhand à Ticloriaville. Dernier survivant des î'oîidateurs de "L'Union des Cantons de L'Est".
une localité. Il peut beaucoup pour le bien. C'est cette pensée, assurément, qui a porté le grand évêque, Mgr ^flèche, à approuver la pensée qu'avait le premier curé fie cette paroisse, le fondateur de St-Christophe, le vénérable Mgr Suzor, de doter son village d'un journal.
Je crois être dans la vérité historique, en disant que le premier mérite de la fondation de notre journal revient à Mgr Suzor. Mgr Laflèche, qui venait d'être choisi pour le coadjuteur de Mgr Cooke, désirait aussi l'établissement de ce journal ; il l'approuva, s'y intéressa, et lui aurait Imême donné sa devise : " L'Union fait la force ". Et c'est pour cela que, dans sa brillante édition d'aujourd'hui, r" Union des Cantons de l'Est " appelle Mgr Laflèche son " Parrain ".
Je suis certain que c'eût été un bonheur bien sensible pour Mgr Suzor de venir aujourd'hui s'unir à nous, pour exprimer sa joie de voir le journal qu'il a fondé, arrivé plein de vie à sa cinquantième année d'existence. Son grand âge ne lui permet pas de faire ce voyage, il a plus de 90 ans, mais, je n'en doute pas, il est avec nous d'esprit et de cœur dans cette fête.
Il n'y a plus que deux survivanls parmi les fondateurs de 1"* Union des Cantons de l'Est :" Mgr Suzor et M. Octave Bourbeau, de Victoriaville. Il me fait plaisir de voir M. Bourbeau au milieu de nous. Je lui souhaite d'atteindre au moins les jours de Mgr Suzor.
Au milieu de cette messe d'actions de grâces, je crois de mon devoir de présenter au bon Dieu, au nom des fondateurs et de tous ceux qui s'intéressent à notre journal,
nos plus sincères actions de grâces pour toutes les grâces reçues.
En établissant le nouveau journal, Mgr Laflèche et Mgr Suzor voulaient qu'il fût un journal franchement jcatholique et le soutien de l'autorité religieuse, en même temps qu'il travaillerait dans l'intérêt des classes agricoles, industrielles et commerciales.
L'Union fait la force. Grouper les volontés, les talents, les énergies avec le progrès sous l'égide de l'Eglise, c'était dans leur pensée, marcher vers un succès certain. Et, si cette partie des Cantons de l'Est que nous habitons a marché si rapidement vers le progrès, sans aucun doute, il faut donner une bonne partie de ce mérite au journal d'Arthabaska.
I II a pu, dans sa longue existence, commettre quelques fautes ; il ne serait guère humain s'il n'en avait pas commises ; mais, il me semble qu'en somme il a été assez fidèle à la devise et aux intentions de ses vénérables fondateurs. Et je vois là l'une des causes principales de sa prospérité et de sa longue existence.
Il ne m'appartient pas de parler de ceux qui l'ont conduit et dirigé jusqu'aujourd'hui. Catholiques convaincus, hommes de travail, d'énergie et d'initiative, ils se sont efforcés de lui garder le caractère qui convient à un journal catholique français.
Dieu a couronné leurs efforts ; ensemble remercionsle des grâces accordées.
Que 1'" Union des Cantons de l'Est ", fidèle à ses traditions, s'efforce d'être toujours un journal franche-
ment catholique et digne, et Dieu lui continuera ses laveurs du passé. C'est ce qu'ensemble encore, nous allons demander durant cette messe solennelle que nous célébrons.
Que le bon Dieu lui continue encore longtemps le même succès et la même prospérité, qu'il célèbre le lOOème anniversaire de sa fondation, dans cette même église de St-Christophe.
Et, si parmi les auditeurs d'aujourd'hui, il ^'en trouve
pour assister à ce centenaire, qu'ils veuillent bien nous
accorder ce jour-là un souvenir dans leurs prières, comme
nous demandons présentement bien du fond du cœur au
bon Dieu de bénir tous ceux qui ont assisté à la fête
d'aujourd'hui ".